Mort d'Eli Wallach, le ''truand'' de Sergio Leone

Mort d'Eli Wallach, le ''truand'' de Sergio Leone

Message non lupar AL40 » 25 Juin 2014, 13:41

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L'acteur américain vétéran est décédé mardi à l'âge de 98 ans. Son rôle de méchant truculent et bonhomme dans le western de Sergio Leone a marqué l'histoire du 7e art.

Il restera sans doute pour cette réplique culte entendue dans Le Bon, la Brute et le Truand, dont il est la victime: "Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi tu creuses!".



À 98 ans, Eli Wallach vient d'entrer dans la légende du 7e art dans la peau de Tuco, son personnage de méchant léonien le plus attachant. Il éprouvait une vraie délectation pour les rôles de truands sympathiques. C'est sa fille Katherine qui a annoncé la mort de son père mardi au New York Times.
Né en 1915 dans le quartier de Brooklyn, à New York, Eli Wallach commence sa carrière au théâtre à la fin de la deuxième Guerre mondiale après avoir servi en tant qu'aspirant dans un hôpital sur la base militaire américaine d'Hawaï. Sur les planches, il interprétera avec jubilation Shakespeare et quelques pièces de son auteur favori, Tennessee Williams. Il apparaît bien sûr dans Baby Doll en 1956 d'Elia Kazan, puis dans le dernier film de Marilyn Monroe signé John Huston (1962) The Misfits.

En 1960, il joue dans son premier film culte, Les Sept Mercenaires. Le personnage haut en couleur de Calvera, le chef de quarante bandits mexicains, marque les esprits. Face aux monstres sacrés Yul Brynner et Steve Mc Queen, les héros, il est le méchant nécessaire à la mécanique du film. Désormais, cette composition impeccable de gangster va lui coller à la peau. En 1966, Dans la Le Bon, la Brute et le Truand il est - face à celui qui allait devenir l'un de ses meilleurs amis dans la profession, Clint Eastwood - Tuco Benedicto Pacifico Juan Ramirez dit le Truand. Dans un formidable numéro de cupidité volubile et de rouerie, Wallach devient l'indispensable faire-valoir du bon Eastwood.

Le talent tragicomique de l'acteur new-yorkais est utilisé par Gérard Oury qui en 1969 donne à Wallach le rôle d'un chef mafieux caricatural et jaloux qui ne veut pas que sa fille épouse Le Cerveau interprété par David Niven, aux côtés de deux grands acteurs: Jean-Paul Belmondo et Bourvil.

En 1990, Francis Ford Coppola signe la troisième partie du Parrain. Il lui confiera le rôle de Don Altobello, un chef de famille de Cosa Nostra dont le l'apparente bonhommie cache des intentions machiavéliques.

Passionné par son métier, Elie Wallach, continua de travailler alors qu'il avait passé ses 90 ans. En 2006, Dans The Holiday, une excellente comédie de Nancy Meyers, il partagea l'affiche avec la nouvelle génération des stars américaines. Cameron Diaz, Kate Winslet, Jude Law, ont alors été pris sous le charme d'un comédien, qui toute sa vie n'a cherché qu'une seule chose: surprendre, étonner et divertir le public. Il reviendra encore dans Mystic River de son ami Eastwood, dans le thriller économique Wall Street 2: l'argent ne dort jamais signé Oliver Stone, avant son ultime tour de piste dans Ghostwriter de Roman Polanski, il y a quatre ans.

Sniff! So long Tuco!


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Re: Mort d'Eli Wallach, le ''truand'' de Sergio Leone

Message non lupar politix » 25 Juin 2014, 19:14

Une gueule et quelle gueule !

J'ai adoré tous ces westerns "spaghetti" avec Clint à l'affiche et tous ces chicanos mal rasés qui semblaient voir une baignoire tous les trois ans.

Sergio Leone aux commandes et Mr Morricone à la baguette (musicale) !
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