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Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est mort à 88 ans

Message non luPublié: 06 Sep 2021, 16:39
par Berurix
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Re: Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est mort à 88 ans

Message non luPublié: 06 Sep 2021, 17:05
par Pilotix
Victime d'un Nième effet secondaire du vaccin ?

Re: Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est mort à 88 ans

Message non luPublié: 07 Sep 2021, 11:02
par oscar
Pilotix a écrit:Victime d'un Nième effet secondaire du vaccin ?


Mais quel connard ! Pauvre mec, ta vie doit être un enfer.

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Salut l'artiste et merci pour tout.

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Re: Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est mort à 88 ans

Message non luPublié: 07 Sep 2021, 11:20
par politix
La France que l'on aime à travers cet immense acteur et sa formidable carrière.

Voir disparaître toute une génération fait partie d'une implacable logique temporelle mais c'est encore plus triste quand celles qui suivent ont été et sont tellement minables.

Le fameux "c'était mieux avant" prend tout son sens dans l'effondrement général de ce pays.

Re: Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est mort à 88 ans

Message non luPublié: 07 Sep 2021, 15:50
par alain deloin
RIP Bébel un monument national

Re: Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est mort à 88 ans

Message non luPublié: 07 Sep 2021, 16:40
par GIOU31
Très difficile de les voir partir les uns après les autres pour ceux de ma génération.

Concernant Belmondo, j'avais eu la chance de le croiser à une station service où nous attendions pour faire le plein des bateaux. Petite discussion de 2 minutes mais un bon souvenir de ce mec hyper simple et déconneur pour le moindre truc. Pour le reste, l'excellence française des trente glorieuses.

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Re: Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est mort à 88 ans

Message non luPublié: 07 Sep 2021, 16:48
par GIOU31
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Re: Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est mort à 88 ans

Message non luPublié: 07 Sep 2021, 21:55
par Berurix


On l’a connu en gouape flamboyante, chapeau renversé en arrière et clope au bec, descendant les Champs-Élysées comme s’ils lui appartenaient, au côté d’une Jean Seberg juvénile et solaire ; on l’a connu en soutane, jeune prêtre zélé pour le salut des âmes ; on l’a vu en bandit de grand chemin, cavalant sur les routes du royaume, et en amoureux traversant la tourmente révolutionnaire avec une seule chose en tête : Marlène Jobert. On l’a vu en jeune séducteur italien, tombant à l’écran Claudia Cardinale et Sophia Loren. On l’a connu écrivain raté, transformé par son imagination délirante en héros magnifique d’aventures vécues pour le seul bonheur de charmer Jacqueline Bisset. On l’a vu en Tintin de chair et d’os, vivant des tribulations trépidantes de Rio de Janeiro jusqu’en Chine. En père pathétique, noyant avec Gabin sa mélancolie dans des flots d’alcool aussi larges et puissants que le Yang-Tsé-Kiang. En héritier d’un empire industriel inspiré de celui des Dassault, et en Stavisky, l’escroc qui fi t vaciller la IIIe République. On l’a connu flic, chassant les voyous suspendu à un hélicoptère ou sautant d’un toit de métro à un autre comme on change de chemise ; on l’a connu voyou, aidant Lino Ventura à échapper aux flics, soupçonné d’être un “doulos” (une balance) ou régnant avec Delon sur le milieu marseillais ; on l’a connu flic et voyou à la fois, franchissant la frontière censée séparer ces deux mondes avec la jubilation de celui qui se sait né pour la transgression. Sur les planches, on l’a vu — et comment en aurait-il été autrement ? — en Cyrano, épousant la fierté bravache de l’indomptable Gascon. Et, si on le sait moins, on l’a vu aussi — et comment en aurait-il été autrement ? — interpréter pour la télévision un autre Gascon à panache, Charles de Batz de Castelmore, plus connu sous le nom de d’Artagnan.


Laurent Dandrieu