Faut-il intervenir en Syrie ?

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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 31 Jan 2014 04:38

Une information qui concerne l'Irak mais qui me semble être de première importance, également au regard de ce qu'il se passe en Syrie:


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Le journal londonien The Independent a révélé dimanche qu’un document « accablant » de deux cent cinquante pages, intitulé « The Responsibility of UK Officials for War Crimes Involving Systematic Detainee Abuse in Iraq from 2003-2008 [1] », a été « soumis à la Cour pénale internationale (CPI) et pourrait entraîner des poursuites judiciaires à l’encontre de certains dirigeants britanniques de la défense pour cause de crimes de guerre « systématiques ».
Le dossier allègue que « les principaux responsables » des crimes de guerre présumés « incluent des personnalités en poste aux plus hauts niveaux » de l’armée et du système politique britanniques.

Selon le journal The Independent, le dossier mentionne notamment deux anciens pontes du ministère de la Défense, Geoff Hoon et Adam Ingram, qui occupaient respectivement les postes de secrétaire d’État à la Défense et de secrétaire d’État en charge des forces armées au cours du mandat de Tony Blair lors de la planification et de l’invasion de l’Iraq et pendant la majeure partie de l’occupation britannique. Le général Peter Wall, chef de l’armée britannique, est également cité.

Des allégations choquantes ont été compilées à partir du témoignage de quatre cents Iraquiens et représentent « des milliers de témoignages de mauvais traitements assimilables à des crimes de guerre, actes de torture ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Le document, soumis à la CPI de La Haye le samedi 11 janvier 2014, « requiert une enquête sur les crimes de guerre présumés en vertu de l’article 15 du Statut de Rome », et est le fruit de plusieurs années de travail accompli par le cabinet Public Interest Lawyers, basé à Birmingham, et l’ECCHR (Centre européen pour les droits constitutionnels et les droits de l’Homme). Ce document « est le plus détaillé jamais soumis au bureau du Procureur de la CPI concernant les crimes de guerre présumés des forces britanniques en Iraq ».

En 2006, la CPI avait estimé qu’il « existait des motifs raisonnables de croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour avaient été commis, notamment des homicides intentionnels et des traitements inhumains ». Cependant, les procureurs avaient refusé d’ouvrir une enquête puisque les plaintes concernaient moins de vingt cas.

Par la suite, « des centaines d’autres doléances ont vu le jour, encourageant aujourd’hui l’examen des plaintes. Ceci marque le début d’une procédure qui pourrait placer certains hommes politiques et généraux britanniques soupçonnés d’avoir commis des crimes de guerre sur le banc des accusés ». Les « traitements abusifs généralisés perpétrés par les membres des forces armées britanniques en Iraq se sont poursuivis pendant la durée des opérations militaires, soit presque six ans ». On peut toutefois se demander à partir de quand un crime n’en est pas un, lorsque « seuls » des dizaines de cas ont été recensés ?

Des preuves « de recours systématique à la violence ayant parfois entraîné la mort de prisonniers détenus par les forces armées britanniques » ont été présentées. Les deux entités juridiques prétendent qu’il « existe des preuves d’actes de brutalité, de cruauté et de formes de sadisme incluant des sévices sexuels et des humiliations à caractère sexuel et religieux », associés à une utilisation généralisée du « supplice du capuchon » et à des actes de torture infligés aux prisonniers placés dans des « positions douloureuses, soumis à des bombardements sonores et privés de sommeil, de nourriture et d’eau ».

Ce type de techniques a été interdit dans le cadre du gouvernement d’Edward Heath en 1972 après avoir été utilisé en Irlande du Nord. Selon les accusations, ces techniques proscrites ont été utilisées « au sein de différents types d’installations britanniques [en Iraq] [...] entre 2003 et 2008 ». (Après septembre 2007, les Britanniques avaient d’ailleurs déclaré que seul un nombre réduit de militaires demeurait sur place pour participer à l’entraînement des Iraquiens).

Les actes barbares présumés ont de toute évidence été aggravés par « l’absence de suivi ou de responsabilisation visant à mettre un terme à de telles pratiques qui ont entraîné d’autres sévices. La conclusion logique est que ces mauvais traitements étaient systématiques ».

Le journal The Independent cite le professeur William Schabas, spécialiste des droits de l’Homme : « la soumission de ce dossier constitue un défi lancé à la Cour afin d’illustrer le fait qu’il n’existe pas deux poids et deux mesures. Ce cas nécessite incontestablement une enquête de la CPI ». Il prétend que les crimes de guerre perpétrés par les forces britanniques en Iraq sont « indubitables », et « qu’il y a des raisons de s’inquiéter ».

Les ministères britanniques de la Défense et des Affaires étrangères et du Commonwealth déclarent tous deux que l’ensemble des accusations de sévices ont fait ou font actuellement l’objet d’enquêtes par le biais de voies juridiques ou non. William Hague insiste par ailleurs sur le fait qu’il n’était pas nécessaire d’impliquer la CPI.

La CPI en tant qu’organisme a également fait l’objet de critiques et été accusée de juger et d’examiner en priorité les violations des droits de l’Homme perpétrées en Afrique au détriment d’autres violations présumées.

Le secrétaire général de l’ECCHR, Wolfgang Kaleck, a déclaré au journal The Independent que l’objectif de la transmission de ce dossier à la CPI « est de faire progresser les poursuites pénales à l’encontre des dirigeants politiques et militaires au Royaume-Uni qui sont les principaux responsables des actes de torture systématiques en Iraq ». Il ajoute que « la Cour pénale de La Haye constitue la dernière chance d’obtenir justice pour les victimes de torture et de mauvais traitements ».

« Il faut mettre un terme à la double morale qui existe en matière de justice pénale internationale. Les crimes de guerre et autres violations graves des droits de l’Homme doivent faire l’objet d’une enquête et de poursuites judiciaires, qu’ils aient été commis par des personnes puissantes ou non ».

Selon Phil Shiner du cabinet Public Interest Lawyers, les actions des dirigeants britanniques haut placés impliqués dans l’invasion, la planification, l’exécution et l’occupation feront l’objet d’une enquête. « Je pense que l’examen de ces problèmes est largement justifié. Je serais sidéré et amèrement déçu dans le cas contraire ».

Geoff Hoon, Adam Ingram et le général Peter Wall n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Des exemples des témoignages déchirants ayant été présentés à la CPI sont disponibles ici.

Felicity Arbuthnot

Article original en anglais :

Iraq: “Devastating” Dossier Alleging British War Crimes Lodged with the International Criminal Court.By Felicity Arbuthnot, publié le 12 janvier 2014

Source:
http://www.mondialisation.ca/irak-les-b ... re/5366826




Bon alors là, je tombe là-dessus par hasard, ça nous éloigne un peu du sujet Moyen-Orient mais c'est vraiment captivant: le regard d'un Américain,
et non des moîndres, sur l'Histoîre américaine, et comment ils se la racontent....Décryptage par l'un des grands cinéastes de sa génération:


Oliver Stone : “J'ai subi un lavage de cerveau comme la plupart des enfants américains”
ENTRETIEN | Dans sa série documentaire “Une autre histoire de l'Amérique”, Oliver Stone revisite 75 ans de politique extérieure des Etats-Unis.
Avec un sens critique toujours aussi affûté.

Le 23/01/2014 à 08h33- Mis à jour le 23/01/2014 à 11h02
Propos recueillis par Samuel Douhaire


Après avoir consacré trois films de fiction aux présidents des Etats-Unis (JFK, Nixon et W.), Oliver Stone a choisi la voie du documentaire pour retracer leur action à la Maison-Blanche, de 1940 à nos jours. Son Autre histoire de l'Amérique, diffusée tous les jeudi sur Planète+ jusqu'au 13 février, est une captivante saga de de dix heures uniquement constituée d’ima ges d’archives, impressionnante par la densité de ses informations… et la virulence de son propos. Rencontre avec un cinéaste très remonté.



Qu'apprend-on aujourd'hui dans les écoles américaines sur l'histoire des Etats-Unis ?
Un point de vue strictement américain. Tout n'est pas faux, mais quand vous rentrez davantage dans les détails, beaucoup de choses « gênantes » sont évacuées. Ainsi, le discours officiel sur Hiroshima n'a pas changé depuis 1945 : seule la bombe atomique aurait forcé le Japon à capituler. Or, c'est l'entrée en guerre de l'URSS contre l'armée de Hiro-Hito qui a précipité la reddition des militaires nippons.

Aux Etats-Unis, les manuels scolaires sont très compartimentés : les épisodes historiques sont énumérés mais pas reliés les uns aux autres, il n'y a pas de vision globale. Tout ce que nous racontons dans la série a déjà été révélé ailleurs, parfois à la « une » des journaux, mais a été oublié. Nous avons voulu donner un sens aux événements. Montrer, en quelque sorte, la face cachée de la lune.

Votre « autre histoire de l'Amérique » est, surtout, une autre histoire de la politique extérieure des Etats-Unis...
C'est une histoire internationale, car les Etats-Unis ont le leadership : ils dictent les politiques, montrent (et, souvent, imposent) la route à suivre au monde entier. Nous avons voulu montrer un tableau d'ensemble. Pour condenser 70 ans d'histoire en 10 heures de documentaires, nous avons choisi de ne pas évoquer de nombreux événements a priori intéressants mais en fait presque anecdotiques. Par exemple nous passons assez vite sur le scandale du Watergate pour mieux nous concentrer sur les actions criminelles de Nixon en Asie du Sud-Est, bombardée des années durant. Les Etats-Unis sont sortis de la guerre du Vietnam honteux d'eux-mêmes, mais cela ne se reflète plus dans leur histoire. Ronald Reagan fut un des premiers à dire : « Pourquoi avoir honte du Vietnam ? Ce fut une bonne guerre, nous avons fait ce qui était juste ».

Bush père et fils l'ont suivi... Car, depuis les années 80, les néoconservateurs ont entrepris de réécrire la mémoire du Vietnam, notamment via les médias qu'ils contrôlent. Les Américains se désintéressent de l'étranger (70% n'ont pas de passeport! ), ils ne savent rien : ils sont manipulés par des télévisions commerciales stupides, qui vendent des infos. Il y a eu un sondage l'année dernière, et la majorité des jeunes Américains, les 15-30 ans, estiment que la guerre au Vietnam fut une bonne chose. Nous savons aujourd'hui que George Orwell avait raison, que les gouvernements et les politiciens peuvent réécrire l'histoire.

« J'ai cru au projet de Reagan
de révolution conservatrice »

Avez-vous entendu ce discours sur la grandeur de l'Amérique dans votre jeunesse ?
Oui, dès l'école primaire, mais aussi au cinéma ! J'ai subi un lavage de cerveau comme la plupart des enfants américains. Je suis parti au Vietnam avec l'idée que c'était comme dans un film de John Wayne, un affrontement entre cow-boys et indiens où nous tenions le rôle des cow-boys... Il m'a fallu beaucoup de temps pour voir la vérité. J'ai voté pour Reagan en 1980, j'ai cru en son projet de révolution conservatrice mais quand j'ai vu ce qui se passait en Amérique centrale... Reagan a soutenu tous les dictateurs locaux, il a voulu anéantir la révolution sociale au Salvador et au Nicaragua, a semé le désordre au Honduras et au Guatemala.

C'est à partir de là que j'ai vraiment commencé à ouvrir les yeux, sans forcément saisir le plan d'ensemble. En 2008, même après avoir tourné plusieurs fictions sur l'histoire contemporaine, même après avoir tourné W., je ne comprenais pas pourquoi nous venions de vivre huit ans de cauchemar sous la présidence de George W. Bush. J'ai décidé de regarder en arrière pour comprendre: Bush est-il une aberration de l'histoire américaine ou la continuation d'un processus? Au bout de quatre ans de travail, j'ai trouvé la réponse: George W. Bush est une étape de plus, certes exagérée, dans un continuum historique qui a démarré à la fin du XIXe siècle avec le désir impérialiste de trouver des marchés étrangers pour les biens et les services que les Etats-Unis produisaient.

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Le président Ronald Reagan en 1982, Une autre histoire de l'Amérique. © 2012 Fremantle

Est-il selon vous le pire président américain depuis la Seconde Guerre mondiale ?
Probablement. Mais dans la série documentaire, j'ai été trop doux avec son père : c'est vraiment un sale type, son intervention militaire au Koweit reste une honte. Et, dans le genre néfaste, Reagan n'était pas mal non plus. Les électeurs ne savaient pas ce qu'il faisait, en tant qu'ancien acteur hollywoodien, il avait l'air tellement amical, tellement sympa. Or, sa politique a tué tellement de gens...

Y-a-t-un président qui, depuis Roosevelt, trouve grâce à vos yeux ?
Oui, John Fitzgerald Kennedy. Je l'admire, car il a brisé les règles. Il avait fait un grand discours contre le colonialisme, avec une prise de position forte sur l'Algérie, c'était un homme intelligent, élégant. Il a résisté aux pressions de la CIA et des hauts-gradés, à la différence d'Obama qui n'a pas les épaules aussi solides. A la Maison-Blanche, les Présidents vivent dans une bulle : ils sont entourés de cadres de la sécurité nationale et du Pentagone qui leur disent en permanence que leur vie est en danger, que le pays est menacé. Ils vivent dans cette ambiance paranoïaque et c'est très difficile de ne pas y succomber.

Aussi longtemps que nous serons militarisés à outrance, nous nous créerons de nouveaux ennemis : l'URSS avant-hier, Saddam Hussein hier (George Bush père l'avait même comparé à Hitler !), le terrorisme aujourd'hui et peut-être la Chine demain. Nous nous sentons constamment menacés : nous nous méfions de l'étranger, de l'autre en général. C'est stupide. Les Etats-Unis me font penser à un petit garçon qui aurait peur de tout le monde, alors qu'il est le plus costaud du quartier !

« Pourquoi Obama a-t-il maintenu
les lois sur la sécurité nationale ? »

Que reprochez-vous à Obama ?
Avant son élection, il a dit très clairement que la guerre en Irak était en erreur, qu'il rendrait le gouvernement plus transparent, qu'il y aurait de l'espoir et du changement. Or la guerre contre le terrorisme a continué avec plus de moyens, plus d'attaques de drones. Et Obama a décidé de surveiller le monde entier ! La parano américaine est un virus qui s'est étendu à l'Angleterre, mais aussi à la France. Je ne comprends pas François Hollande. Un socialiste qui aime autant les militaires, c'est bizarre, non ?

Pensez-vous que la politique extérieure américaine puisse devenir moins agressive ?
Obama est un homme plus modéré, plus rationnel que Bush. Et il n'est pas stupide ! Il a sans doute agi davantage sous la pression de son entourage qu'en fonction de ses propres croyances. Mais pourquoi a-t-il maintenu les lois sur la sécurité nationale, sur les détentions illégales? A Washington, les néoconservateurs ont fini par convaincre beaucoup de monde que le pire pouvait arriver. Même si vous montrez à un néoconservateur qu'il fait grand beau, il vous répondra toujours : «Peut-être, mais il pourrait pleuvoir !». Si Obama, au terme de son second et dernier mandat, est remplacé en 2016 par un républicain conservateur type Mitt Romney ou John McCain, tout est en place pour une aggravation: le président des Etats-Unis a tellement de pouvoir...

Lors de la diffusion de Une autre histoire de l'Amérique aux Etats-Unis en novembre 2012, vous avez été vivement critiqué par des historiens conservateurs. Votre image de « gauchiste » a-t-elle brouillé la réception de la série ?

Bien sûr. Depuis que j'ai réalisé JFK en 1991, je suis un cinéaste « étiqueté ». Comme si j'avais franchi la ligne jaune... Aux Etats-Unis, les critiques de cinéma me réservent un « traitement de faveur » : mon travail n'est pas jugé uniquement comme celui d'un réalisateur de films, mais aussi comme le discours d'un « idéologue ». De plus, et ce n'est pas par paranoïa que je le dis, c'est après la sortie de JFK que la CIA a ouvert un bureau à Hollywood : l'agence est très efficace pour promouvoir son action auprès du public américain, de la même manière qu'Edgar Hoover avait popularisé le FBI grâce à une série télé dans les années 50.

Le Pentagone, qui n'avait pas aimé Platoon et Né un 4 juillet, a, lui aussi, ouvert une succursale à Hollywood. Le résultat ? Alias, 24 heures chrono et Homeland sont des « séries CIA » à succès. Pour La Chute du faucon noir, Ridley Scott a pu bénéficier des hélicoptères de l'armée – c'est un film très bien fait, mais mensonger voire dégueulasse sur sa vision de la guerre en Somalie. Tout comme Du sang et des larmes, de Peter Berg, qui raconte une opération des forces spéciales américaines en Afghanistan. La distorsion de la réalité la plus outrancière que j'ai vue depuis longtemps !

Source:
http://television.telerama.fr/televisio ... 107816.php

Note de HLP: une phrase à méditer, parmi de nombreuses formules percutantes d'Oliver Stone: "je ne comprenais pas pourquoi nous venions de vivre huit ans de
cauchemar, sous la présidence de George W. Bush."....HUIT ANS DE CAUCHEMAR SOUS GEORGE BUSH....(alors que doivent penser les pauvres Irakiens martyrs!)
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar clovis_1er » 31 Jan 2014 09:04

Hyères-Le-Palyvestre a écrit:Y-a-t-un président qui, depuis Roosevelt, trouve grâce à vos yeux ?
Oui, John Fitzgerald Kennedy. Je l'admire, car il a brisé les règles. Il avait fait un grand discours contre le colonialisme, avec une prise de position forte sur l'Algérie, c'était un homme intelligent, élégant. Il a résisté aux pressions de la CIA et des hauts-gradés, à la différence d'Obama qui n'a pas les épaules aussi solides. A la Maison-Blanche, les Présidents vivent dans une bulle : ils sont entourés de cadres de la sécurité nationale et du Pentagone qui leur disent en permanence que leur vie est en danger, que le pays est menacé. Ils vivent dans cette ambiance paranoïaque et c'est très difficile de ne pas y succomber.


Assassiné de façon mystérieuse en collant ce crime sur le dos de Castro !

je crois que JFK n'était pas dans la ligne prévue et qu'il gênait certains projets mondiaux ...
il a été éliminé de l'intérieur et par au moins deux tireurs quoiqu'on dise ...
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar avechelice » 01 Fév 2014 02:35

Salut,

Et concernant la Syrie !

Ils accusent. 45 avocats, journalistes, députés, syndicalistes, artistes turcs viennent de publier un rapport accablant sur les « crimes commis contre le peuple de Syrie » transmis à l'ONU. Visés : les agissements des groupes djihadistes, la guerre d'agression contre la Syrie. Le rapport vient d'être remis à la Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur les crimes commis en Syrie. L'idée est de mettre sur pied l'équivalent du Tribunal Russell pour les crimes de guerre au Vietnam dans les années 1960, expérience répétée pour les guerres en Irak et en Palestine, pour juger des crimes perpétrés par l'impérialisme.

L' « Association turque pour la paix » et les « Avocats pour la justice » préparent depuis plusieurs mois un rapport préliminaire à des poursuites contre les criminels de guerre en Syrie, et leurs commanditaires. Poursuites devant les tribunaux turcs, et surtout devant les cours internationales. Le rapport vient d'être remis à la Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur les crimes commis en Syrie.

L'idée est de mettre sur pied l'équivalent du Tribunal Russell pour les crimes de guerre au Vietnam dans les années 1960, expérience répétée pour les guerres en Irak et en Palestine, pour juger des crimes perpétrés par l'impérialisme.

A leur crédit, les avocats et journalistes turcs connaissent très bien le terrain, que ce soient du côté des régions frontalières turques, ou en tant que cas que participant à des équipes d'enquêteurs en visite ponctuelle en Syrie, ou même comme reporter de guerre en Syrie.

Les avocats turcs se basent sur le « Statut de Rome » prévu par la Cour Pénale internationale (CPI) et classent les crimes commis en Syrie en trois types : crimes d'agression, crimes de guerre et crimes contre l'Humanité.
Le premier fonde la poursuite judiciaire, les deux autres sont étroitement liés dans l'action des bandes criminelles en Syrie.

Une guerre d'agression : un crime contre le peuple syrien
Le cœur de l'accusation repose sur le concept de « guerre d'agression » reconnue par un amendement du statut de Rome datant de 2005, concernant normalement un Etat agresseur.

Toutefois, « l'envoi au nom d'un Etat de bandes, groupes armées, troupes irrégulières ou mercenaires pour mener une lutte armée contre un Etat » est aussi inclus dans la définition.

Donc, pour l'Association pour la paix, il s'agit d'abord de dénoncer les instigateurs, les soi-disant « Amis de la Syrie », réunis à Tunis en février 2012, à Doha en juin 2013, qui ont dès le début reconnu le Conseil national syrien, donc apporté leur soutien à la rébellion armée.

Sur la liste des accusés, cinq noms ressortent : États-Unis, Arabie saoudite, Qatar, Israël, Turquie.

Pour les Etats-unis, rien de nouveau sous le soleil, l'Association rappelle les plans pour éliminer tout obstacle à son plan de « Grand moyen-orient », Irak, puis Syrie, enfin Iran. Ils dialoguent avec les groupes armés, les coordonnent, leur apportent un soutien financier et logistique avéré.

L'Arabie saoudite cherche, elle, à isoler l'Iran et à créer une Syrie sunnite sous patronage saoudien. La puissance saoudienne investit des milliards pour armer les combattants, les entraîner, et les commander directement en vue de ses objectifs de puissance régionale.

Quant au Qatar, il a soutenu dès le début la rébellion armé, accueilli la rencontre de Doha en juin 2013, son premier ministre déclarant alors que le « soutien armé était la seule façon d'obtenir la paix ». Il a depuis ménagé sa position, cherchant une conciliation via l'Autorité palestinienne.

Enfin, l'intervention d’Israël ne s'est pas limitée au soutien aux groupes armées : livraison de véhicules aux rebelles, recours à des frappes à l'uranium appauvri, accueil de combattants dans des hôpitaux israéliens, enfin projet d'intervention internationale coordonnée par Israël.

La Turquie, base arrière de la rébellion armée, premier au banc des accusés

C'est sur la Turquie toutefois que le dossier est le plus fourni, sa politique impérialiste néo-ottomane rentrant de plus en plus en contradiction avec la dite « politique de zéro problème avec ses voisins », qui avait conduit d'abord à des relations pacifiques avec la Syrie.

La Turquie a abrité l'acte de naissance du Conseil national syrien en août 2011, en mai 2012 les relations diplomatiques avec la Syrie étaient suspendues, les diplomates syriens exclus.

Enfin, en septembre 2012, Erdogan confiait même au Washington Port que la Turquie apportait un soutien logistique aux rebelles avant de rajouter, en analogie à l'intervention américaine en Irak :« Nous devons faire ce qui est nécessaire, et nous allons le faire ».

Les actes de collaboration concrète entre Turquie et rebelles se comptent par centaines, les rebelles utilisant la Turquie comme base arrière de repli, circuit de ravitaillement privilégié,

Il suffit de rappeler que des bases d'entraînement de la dite Armée syrienne libre se trouvent dans la province frontalière turque d'Hatay, que les camps de réfugiés se révèlent être des bases de repli pour les djihadistes, enfin que la Turquie est le pays de transit pour les armes venant du Golfe.

Il est de plus en plus probable que c'est par la Turquie que les rebelles ont pu se doter d'un équipement chimique, ce qui est pointé par une lettre soumise par 12 anciens haut responsables des service de renseignement américains au président Obama.

Dernier scandale en date, le 15 décembre dernier, où il fut révélé que depuis juin 2013 ce sont pas moins de 47 tonnes d'armes et de munitions qui ont circulé entre la Turquie et la Syrie, selon une enquête réalisée par l'ONU !

L'Etat turc a volontairement fait de la frontière une zone de non-droit, où prospèrent trafics en tout genre (armes, voitures de luxe). Les contrôles frontaliers deviennent impossibles, la frontière la chasse gardée des milices islamistes, des bandes de voyous, trafiquants en tout genre.

Toutefois, le gouvernement turc contrôle in fine les informations vitales. Les avocats donnent l'exemple de ce djihadiste turc (Burak Yazici) mort en Syrie, que les autorités turques avaient bien repéré mais laissé passer pour aller combattre le régime d'Assad.

Les djihadistes membres d'Al Qaeda patrouillent dans les rues des villes du sud de la Turquie. Human Rights Watch s'indigne de l'hypocrisie turque qui « accorde un refuse sûr à des criminels de guerre, des personnes qui ont violé les droits de l'Homme ».

On a même trouvé le 7 novembre dernier un camion rempli de lances-roquettes, de bombes et d'armes fabriquées dans la manufacture turque de Konya, destiné à la Syrie, conduit par Heysem Topalca, combattant en Syrie mais jamais inquiété … car proche des services secrets turcs.

L' « armée du crime » : six groupes terroristes, une seule vague de terreur sous couvert de religion

Al-Qaeda, Armée syrienne libre (ASL), djihadistes et opposants en tout poil, qui sont les rebelles syriens ? Qui sont ces criminels de guerre en acte, agissant sur ordre des responsables de cette guerre d'agression contre le peuple syrien ?

L'association divise ces groupes en six, une distinction complexe et mouvante. Elle souligne que l'ASL et Al Qaeda dirigent ces groupes, bien qu'il faille les concevoir comme des organisations faiblement structurées, à l'emprise sur les noyaux combattants assez lâches.

Seules les livraisons d'armes saoudiennes, coordonnées par la CIA, ont pu unir un temps ces groupes, tout en conduisant à des rivalités régulières pour le partage du butin.

Par ailleurs, distinguer les groupes proches de l'ASL ou d'Al Qaeda est souvent impossible, les deux fonctionnant souvent ensemble. Un exemple, Osman Karahan, un turc travaillant comme avocat pour Al Qaeda, mort à Alep en juin 2012 alors qu'il combattait pour l'ASL.

Donc, premier groupe djihadiste en Syrie : le Front islamique syrien, de 13 à 20 000 hommes, reposant sur la Brigade Ahrar Al-Sham. Ce groupe a des liens importants avec la Turquie, l'Irak, est lié avec l'ASL et vise surtout les régions Kurdes.

Deuxième groupe, le Front islamique de libération, avec cinq brigades. Celle de Tawhid à Alep est liée à l'ASL, celle de Farouk à Alep et Homs est plutôt proche de la Turquie, les brigades Islam (Damas) et Al Haq (à Homs) rattachés à l'Arabie saoudite. Enfin la cinquième, Suquour al-Sham, proche d'Al Qaeda, est financée par le Qatar.
Cette dernière compte 3 000 combttants, la brigade de l'Islam 10 000.

Troisième groupe, Ghuraba al-Sham composé d'un grand nombre de citoyens turcs et spécialisée, cela va de soi, dans les attaques contre les zones kurdes.

Quatrième groupe, la Brigade des martyrs d'Idlib, de plus en plus chapeautée par l'organisation islamiste radicale Suquour al-Sham, financée par les Qataris, liée à Al-Qaeda. La brigade Al-Resul, une autre organisation islamiste radicale, instaurée et soutenue par le Qatar.

A noter que des organisations basées non pas en Syrie mais au Liban, en Irak participent désormais aux combats en Syrie, comme la brigade Abdullah Azzam, une organisation salafiste basée au Liban, proche d'Al Qaeda ou encore Jund al-Sham composée de djihadistes palestiniens.
On peut penser aussi à l'Armée libre irakienne, mise sur pied récemment par des gens proches de l'ancien président irakien Tarik Al Hashimi. La plupart de ces groupes fonctionnent directement avec Al-Qaeda.
Cinquième groupe et pas le moindre, le Front Al Nosra, organisation islamiste fondamentaliste, qui a juré allégeance à Al Qaeda en avril 2013. On estime à 70 le nombre d'attentats à la bombe commis par cette organisation terroriste d'ici à juin 2013. Elle tend à prendre le dessus dans la rébellion.

On pourrait ajouter finalement l'Etat islamique en Irak et Sham (ISIS), fort à Homs, Ar-Raqqah et Azez, dont les troupes mènent régulièrement des attaques contre les Kurdes et vont et viennent à travers la frontière turco-syrienne, mais aussi jordanienne.

Crimes de guerre, crimes contre l'Humanité : une longue liste du martyr du peuple syrien
Les avocats turcs dénotent au moins 19 cas de crimes de guerre recensés par les Statuts de Rome et 10 de crimes contre l'Humanité reconnus par l'article 7 des Statuts, les deux définitions se confondant souvent dans le cas de la dite Guerre civile de Syrie.

Meurtres et massacres : L'Association donne comme preuve le cas de 22 attaques meurtrières, essentiellement des attentats à la bombe, ayant été directement imputée aux groupes rebelles, revendiqués par eux.

Parmi les plus marquants, on peut penser aux véhicules bourrés d'explosifs qui ont explosé le 28 novembre 2012 dans un quartier multi-ethnique, peuplé de Chrétiens et de Druzes, à Jaramana. Bilan : 34 morts et 83 blessés.

Le 29 janvier 2013, 80 cadavres ont été retrouvés, la plupart d'enfants, exécutés les mains attachés ans le dos le long de la rivière Quiq à Alep, une région contrôlée par l'ASL.

Enfin, le 21 février 2013, une série d'explosions revendiquées par Al Qaeda a fait, à Damas, 161 morts et 500 blessés.

Extermination de groupes raciaux et religieux : les attaques visant les minorités religieuses (Chrétiens, Chiites) ou ethniques (Kurdes, Druzes, Alaouites) se multiplient. On peut penser aux attaques dans les villages alaouites et kurdes à Latakia.

Les militants d'Al-Nosra ont attaqué le 4 août huit villages de Latakia. Après les avoir bombardé, les djihadistes les ont massacré à l'aide de haches, de couteaux et de machettes. Plusieurs centaines de morts : tous les habitants du village de Hrrata sont morts, seuls 12 ont survécu à Nabata.

A Balluta, les djihadistes ont d'abord pris soin de massacrer les enfants rassemblés sur la place du village puis les adultes. Selon le rapport d'Human Rights Watch, 190 personnes auraient été massacrées, 200 enlevées, les chiffres pouvant être beaucoup plus élevés.

Le recours à des armes chimiques : Leur utilisation est avérée, tout du moins pour l'attaque dans la région orientale de Guta, à Damas, le 21 août. Si la Syrie d'Assad a été rapidement pointée du doigt par les agresseurs, les faits montrent une autre direction.

La Russie avait déjà souligné que les missiles avaient été lancés depuis une zone contrôle par Liwa al-Islam, milice islamiste. En mai 2013, l'Armée syrienne avait déjà capturé sur des soldats d'Al-Nosra des échantillons de gaz sarin, ou d'armes de destruction massive plus raffinées.

Plus tard, en octobre 2013, une explosion à la bombe à la frontière turque, sur un poste contrôlé par les Kurdes à Ras al Ayn, pourrait bien avoir été accompagnée d'armes chimiques, au vu des symptômes d'empoisonnement chez certains combattants, et de la fumée jaune due à l'explosion.

N'oublions pas que Carla del Ponte, membre de la Commission d'enquête de l'ONU, a elle-même confirmé qu'il n'y avait aucune indication que le gouvernement syrien avait utilisé ces armes, mais que cela pouvait bien être le cas des rebelles syriens.

Attaques contre des bâtiments éducatifs, religieux, culturels : ils sont fréquents, plus de 2 000 établissements scolaires ont été détruits dans les combats. En janvier 2013, l'hôpital français d'Alep a été victime d'une voiture piégée signée Al-Nosra.

Le 28 mars 2013, l'Université de Damas a été victime d'une attaque au mortier qui a fait 15 morts et 20 blessés. Le 21 mars, c'était la mosquée Eman qui était visée lors de la prière du vendredi, l'imam pro-Assad Sheikh Mohammed Said Ramadan al-Buti tué, ainsi que 42 autres personnes.

Les plus grands monuments de la riche histoire syrienne, classés à l'UNESCO, ont déjà été lourdement endommagés, pillés : on peut penser au Krak des Chevaliers, Palmyre, la vieille ville de Damas, les édifices moyen-âgeux d'Alep, le bazar d'Al-Madinah ou la Grande mosquée d'Alep.

Harcèlement sexuel et viols : il est avéré qu'Al Qaeda et les organisations liées à l'ASL ont violé des milliers de femmes et d'enfants. Selon l'ONG « Femmes en état de siège », en 2012, 100 cas de viols avérés ont eu lieu, 80 % contre des femmes ou jeunes filles. Les chiffres seraient largement sous-estimés.

Toutes les plaintes déposées par les « Avocats pour la justice » en Turquie n'ont abouti à aucune poursuite concrète contre les criminels de guerre et leurs complices.

Pourtant, l'attentat islamiste à Reyhanli, à la frontière turco-syrienne en mai dernier, qui a fait 46 morts a éveillé la conscience du peuple turc. Ce fut le point de départ de la « rébellion de juin » qui a ébranlé le régime autoritaire d'Erdogan, aujourd'hui en train de vaciller sous le poids des scandales.

Désormais, les avocats épris de justice, les journalistes amis de la paix, les députés soucieux de vérité s'en tournent à l'opinion publique internationale : il faut que s'exprime un grand mouvement de solidarité avec le peuple syrien, victime d'une guerre d'agression, que la vérité soit dite et justice soit faite face aux criminels de guerre qui sévissent en Syrie !

Lut sur le site de M . Collon

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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar clovis_1er » 02 Fév 2014 20:36

Le 24 janvier 2014, la Commission des requêtes a décidé de classer la procédure dirigée contre Laurent Fabius suite à la plainte déposée fin novembre 2013 par deux civils syriens, dont les proches ont été assassinés ou enlevés par les terroristes en Syrie.

Leur plainte ne sera donc pas transmise au parquet, et par conséquent ce dernier ne pourra pas saisir la Cour de Justice de la République, seule compétente pour juger de faits commis par un ministre dans l’exercice de ses fonctions.

Suivant cette procédure spéciale, instaurée à l’occasion du scandale du sang contaminé, cette commission transmet ou classe. Elle ne juge pas. Au contraire, elle permet ou interdit le procès. En l’occurrence elle interdit qu’ait lieu le procès pénal qui aurait pu déterminer si, au vu de la loi qui punit comme complice celui qui provoque à la commission d’une infraction en abusant de son autorité, le fait, pour un ministre des Affaires étrangères, alors qu’un déchainement de violence a lieu dans un pays étranger, de promettre aux criminels aide en hommes et en armes, de dire du chef de l’État de ce pays qu’il « ne mériterait pas d’être sur la terre », ou de dire d’une nébuleuse terroriste qu’elle « fait du bon boulot » ne constitue pas pour le moins une façon de nier la légalité des pouvoirs constitués, d’encourager et de légitimer les exactions, et finalement ne le rend pas complice des infractions alors commises.

Ce procès, qui aurait pu d’ailleurs déboucher sur un non-lieu ou sur un acquittement, n’aura pas lieu. La question de la complicité n’étant pas tranchée, on ne saura donc pas si Monsieur le ministre des Affaires étrangères de la France est ou n’est pas coupable du sang qui coule en Syrie. Il n’est pas bon pour la démocratie de laisser ainsi planer le doute sur l’honnêteté des gouvernants.


http://www.egaliteetreconciliation.fr/C ... 23121.html
En Russie, vivons Russes. Toute minorité, de n’importe où, si elle veut vivre en Russie, travailler et manger en Russie, doit parler le russe, et doit respecter les lois russes. La Russie n’a pas besoin de minorités. Les minorités ont besoin de la Russie.
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar clovis_1er » 06 Fév 2014 08:36

En Russie, vivons Russes. Toute minorité, de n’importe où, si elle veut vivre en Russie, travailler et manger en Russie, doit parler le russe, et doit respecter les lois russes. La Russie n’a pas besoin de minorités. Les minorités ont besoin de la Russie.
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar avechelice » 07 Fév 2014 13:40

Salut,

Un enregistrement pirate sur l'Ukraine met les USA dans l'embarras
http://fr.news.yahoo.com/un-enregistrem ... 09799.html
Un enregistrement du même tonneau a propos de la Syrie ne m'étonnerait pas !

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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar clovis_1er » 07 Fév 2014 23:41

avechelice a écrit:Salut,

Un enregistrement pirate sur l'Ukraine met les USA dans l'embarras
http://fr.news.yahoo.com/un-enregistrem ... 09799.html
Un enregistrement du même tonneau a propos de la Syrie ne m'étonnerait pas !

A+


On voit bien que tout est téléguidé des USA !
Une preuve de plus ... :x
En Russie, vivons Russes. Toute minorité, de n’importe où, si elle veut vivre en Russie, travailler et manger en Russie, doit parler le russe, et doit respecter les lois russes. La Russie n’a pas besoin de minorités. Les minorités ont besoin de la Russie.
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Berurix » 12 Juil 2014 09:21

Entretien avec Frédéric Pichon

L’Occident s’est complètement trompé en Syrie, on le dit enfin !

Le 27 juin 2014
Entretien réalisé par Gabrielle Cluzel

Dans un éditorial du Point daté du 26 juin dernier, Franz-Olivier Giesbert, révèle, s’appuyant sur des travaux d’expert, qu’en Syrie, seuls les rebelles djihadistes ont pu perpétrer l’attaque chimique de Ghoutta. Il accuse ouvertement le Monde, le gouvernement français et les services secrets américains d’avoir montré du doigt, sans preuves, le régime d’Assad, pour justifier les frappes à venir. Cet éditorial aurait dû l’effet d’une bombe, non ?

Si FOG, qui connaît tout le monde à Paris, écrit cela, c’est que désormais, ce thème commence à faire consensus : on peut en parler. Mais cela illustre comment fonctionne notre système médiatique. Les informations ne sortent que quand le système lui-même l’autorise. Et toujours en différé. A présent, cela n’intéresse plus personne. Il s’agit pourtant d’une véritable forfaiture. Fin août dernier, nous avons assisté à une campagne internationale qui, en France, s’est traduite par un vrai déchaînement de la part de certains journaux. En particulier Le Monde, dont la ligne fut incroyablement partisane, comme elle le fut récemment lors de la crise ukrainienne. Le problème c’est qu’en France, c’est ce journal qui donne le la.

A la fin du mois d’Août 2013, il était très difficile d’aller en sens contraire. J’ai été très sollicité à cette époque : j’ai remarqué que les médias étrangers étaient beaucoup plus disposés à accueillir un discours prudent. En France, je me souviens très bien que le fait même de ne pas acquiescer, d’attendre des preuves, de résister à l’emballement médiatique dont on voyait bien qu’il faisait les affaires du gouvernement était suspect. C’était pourtant la seule position tenable pour le chercheur que je suis et cela aurait du être le cas pour la presse.

Vous-même en aviez la confirmation depuis bien longtemps ?

Je vous avoue que sur le moment et jusqu’à maintenant, je n’ai évidemment aucune preuve. C’est plutôt un réflexe méthodologique qui m’a incité à la prudence. Et puis, ce n’était pas très sérieux : le gouvernement syrien demande officiellement à une délégation ONUSienne de venir inspecter pour constater une utilisation d’armes chimiques de la part des rebelles et moins de 48 h après leur arrivée, une autre attaque a lieu dans la banlieue de Damas. Cela pouvait à tout le moins provoquer quelques interrogations.

Mais j’ai senti venir la chose il y a moins d’un mois. Au hasard d’une interview dans Spiegel peu après sa démission de médiateur de l’Onu, Lakhdar Brahimi a indiqué qu’il n’y avait plus aucun doute que l’attaque chimique de Khan al Assal était le fait des rebelles. Or c’est cette attaque au printemps 2013 qui a motivé la demande d’inspection de la part de Damas, qui déjà accusait les rebelles. Mais là aussi, cela est passé pratiquement inaperçu.

En fait, personne n’y croyait dès le début. Mais les liens entre le politique et la presse en France sont tellement contre-nature qu’il fallait servir sur un plateau une intervention qui n’a pas eu lieu. Obama, lui, savait dès septembre à mon avis : cela explique le retournement spectaculaire de Washington et l’annulation de l’opération. Hollande ne pouvait pas l’ignorer non plus…

Pensez-vous que cet aveuglement occidental a contribué à renforcer durablement la capacité de nuisance des djihadistes ?

Oui typiquement, il faut tordre le coup à l’ idée suivante : ce serait l’absence de soutien occidental à la rebellion dite « modérée » qui à permis aux djihadistes de prospérer. C’est totalement faux. Pourquoi n’a -t-on pas aidé davantage l’opposition syrienne? Tout simplement parce que dès le début, les chancelleries savaient quels type de rebelles agissaient sur le terrain. Le Quai d’Orsay avait toutes les informations depuis le début.

Avec des rebelles que finançaient et armaient nos amis du Golfe, les gouvernements savaient pertinement qu’il serait impossible de « vendre » aux opinions publiques une aide à des « révolutionnaires » qui dès le début étaient gangrénés par les djihadistes que la Turquie et d’autres pays voisins laissaient librement circuler vers la Syrie.

Et j’ai fait partie des experts qui ont mis en garde contre le caractère clairement islamiste de la rebellion en Syrie. Je n’ai eu droit qu’à l’épithète de « pro-Assad ». Alors après coup, on invente des justifications : les djihadistes sont en fait une création du régime d’Assad. Les terroristes sont en fait des membres des services de renseignement. Ou enfin, cette idée très à la mode qui prétend que c’est notre inaction qui explique leurs succès. Des fables grossières qui feraient rire si elles n’avaient provoqué la destruction d’un pays tout entier… et aussi les graves menaces pour notre propre pays, qui détient le record d’engagés djihadistes sur le terrain syrien.


Frédéric PICHON
Professeur d’histoire et de géopolitique
Chercheur et spécialiste de la Syrie
"On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse." Georges Clemenceau
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar avechelice » 27 Juil 2014 22:36

Salut,

Et fallait t-il intervenir en Libye :?:
La France demande à ses ressortissants de quitter la Libye
https://fr.news.yahoo.com/la-france-dem ... 08041.html
Tout le monde est en droit de remercier Sarko et BHL ...
Seront t-ils là pour faire réception (avec tout le bastringue médiatique qui d'habitude les accompagne) aux retour de ces français ? :mrgreen:

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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar alain deloin » 27 Juil 2014 22:52

on ne doit intervenir ni en syrie, ni en libye, ni en irak, ni en tunisie, ni en ukraine, ni au mali, on s'en tape et on a assez de problèmes comme ça.
le seul endroit où on doit intervenir c'est en france, à paris et en banlieue, c'est une guerre aussi.
l'allemagne, l'italie ou l'espagne, ils interviennent où eux ?
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