Faut-il intervenir en Syrie ?

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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 17 Sep 2013 12:02

@ Merci, Berurix, pour cet article édifiant!

Bien sûr, ne jamais perdre de vue le fait que ces enturbannés extrêmistes, jihadistes, et j'en passe, ne sont ni plus ni moins que ceux que "L'Occîdent",
"nous"....en fait - plus exactement "L'Empîre" - soutenons mordicus, depuis des décennies, à la solde des Américains, et de la clique mondialiste....

Là; est toute la perversion du problème. Raison pour laquelle, il est vain de bouffer de l'Arabe, à chaque repas, comme certains le font ici....
Je ne leur en veux nullement, le piège est parfaîtement conçu et installé, pour que nous nous battions contre les mauvaises cîbles....
On casse de l'immigré, qui ne demandait qu'à s'occidentaliser, au fond mais on a bousillé tout le monde arabe, en déclenchant une lame
de fond islamique, et en armant et soutenant les pîres régîmes totalitaires, pour créer le chaos là-bas....

Un exemple de l'un de ces "agents" infiltrés, et particulièrement sournois et influent, en France, puisqu'il paraîtrait même qu'il n'est pas pour rien,
dans la "chute" de Khadafi, un vieux dur-à-cuîre de bédouin, qui avait pourtant survécu à bien des péripéties!







Le "grand philosophe français", en compagnie de son ex, elle-même s'étant dernièrement illustrée, en tournant un film "en petite tenue"
en l'églîse du Val-de-Grâce....

Au bord de leur piscine, dans leur palais proche-oriental....



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Avec un "ami" à lui, très "actif" lui aussi, dans le dossier syrien....



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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 19 Sep 2013 03:41

Syrie : Si l’initiative n’était venue de la Russie, nous n’aurions pas travaillé en vue de la signature de la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques »
Bachar al-Assad ITV à à Russia 24
samedi 14 septembre 2013, par Comité Valmy


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Syrie : Si l’initiative n’était venue de la Russie, nous n’aurions pas travaillé en vue de la signature de la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques »

Par Bachar al-Assad

Entretien accordé par Le Président Bachar Al-Assad à Russia 24

Russia 24 : Monsieur le Président, je vous remercie d’avoir accordé cet entretien à Russia 24. Pourquoi la Syrie a-t-elle accepté, si vite, l’ « Initiative russe » et donc de soumettre ses armes chimiques au contrôle international ?

La Syrie a soumis, il y a plus d’une dizaine d’années, une proposition à l’Organisation des Nations Unies ayant pour but de débarrasser le Moyen-Orient des armes de destruction massive. Ceci parce que c’est une région instable... une « région de guerres » depuis des décennies, voire des siècles... la vider de toutes les armes non conventionnelles contribuerait à la stabiliser. À l’époque, les États-Unis avaient fait obstacle à cette proposition. C’est donc pour nous « un principe » de ne pas croire que les armes de destruction massive au Moyen-Orient soient une chose positive. Nous pensons tout à fait le contraire dans la mesure où nous cherchons depuis toujours la stabilité et la paix. Ceci est le premier aspect.

Un deuxième aspect concerne la situation actuelle. Il est indéniable que la Syrie, en tant qu’État, pense avant tout à s’épargner à elle-même et aux pays de la région « une nouvelle folie » que certains partisans des guerres, aux États-Unis, voudraient voir enflammer notre région ; alors que nous payons encore aujourd’hui le prix d’autres guerres menées par les Etats-Unis, tant en Afghanistan si loin de la Syrie qu’en Irak si proche. Nous sommes convaincus que toute guerre menée contre la Syrie sera une guerre dévastatrice qui entrainera la région dans une série de turbulences et de problèmes pour des décennies et, peut-être, pour des générations à venir.

Le troisième aspect concerne l’initiative russe elle-même. C’est certainement le plus important et c’est évidemment ce qui nous a conduit à aller dans cette direction. Si cette initiative n’était pas venue de la Russie, la Syrie aurait difficilement pu avancer dans ce sens. Notre relation avec la Russie est « une relation de confiance » qui s’est particulièrement renforcée durant cette crise qui dure depuis bientôt deux ans et demi, au cours desquels elle a prouvé sa capacité à comprendre ce qui se passe dans la région, sa crédibilité, et aussi qu’elle est une grande puissance sur laquelle on peut compter...

Telles sont les raisons qui ont poussé la Syrie à travailler en vue de la signature de la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques »

.

Russia 24 : Cependant, le président Barack Obama et le secrétaire d’Etat John Kerry ont déclaré que la Syrie n’avait accepté cette initiative et donc la soumission de ses armes chimiques à un contrôle international qu’en raison de la menace de frappes aériennes. Est-ce vrai ?

Si nous revenions quelques semaines en arrière, avant cette dernière menace de frappes aériennes... Les menaces des USA ne tournaient pas autour de ce « désarmement », mais plutôt autour d’une frappe dirigée contre la Syrie dans un contexte d’allégations, répandues par l’administration US, à propos de l’utilisation d’armes chimiques dans la Ghouta de Damas. Non ce n’est pas vrai de dire que les USA nous menaçaient pour que nous abandonnions nos armes chimiques. Ce qui est vrai est qu’ils ne se sont saisis de ce sujet qu’après le dernier G20 qui s’est réuni à Moscou, pas avant.

Je répète donc ce que je viens de dire. Ce qui nous a amené à avancer dans ce sens c’est l’initiative russe, elle-même, et les discussions que nous avons eues avec les responsables russes sur ce sujet. Je tiens à souligner une fois encore que si cette initiative n’était pas venue de la Russie, il aurait été absolument impossible de discuter de ce sujet avec n’importe quel autre pays.

Tout ceci est une sorte de propagande voulue par les USA, parce que Kerry, son administration, et peut-être même Obama veulent toujours apparaître tel le vainqueur qui menace et qui obtient... Mais peu nous importe, car la question fondamentale dans cette affaire porte sur les convictions de la Syrie et le rôle de la Russie.

Russia 24 : Nous avons appris, hier soir, que la Russie avait informé les USA sur les étapes nécessaires à l’application du projet de mise sous contrôle international des armes chimiques. Voudriez-vous nous parler des procédures envisagées et dont vous avez certainement discutées ?

Certainement. Dans les prochains jours, la Syrie adressera les courriers et documents techniques, nécessaires à la signature de l’accord, aux Nations Unies et à l’ « Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ». L’accord comprend plusieurs aspects dont l’interdiction de fabrication, de stockage et évidemment d’utilisation... Je crois qu’une fois la Convention signée elle ne prendra effet qu’environ un mois plus tard. La Syrie devra alors fournir l’inventaire de ses stocks à l’Organisation... Il s’agit d’un ensemble de procédures routinières que nous allons suivre.

Mais, il doit être clair pour tous que ceci ne se fera pas à sens unique. Il n’est pas question de se dire : « la Syrie a signé... la Syrie s’est exécutée... l’affaire est terminée ! ». La question est nécessairement à double sens et dépend en premier lieu des USA, qui devront abandonner leurs politiques agressives envers la Syrie et répondre aux conditions de l’initiative russe. Lorsque nous constaterons que les Etats-Unis se sont vraiment orientés dans la direction de la stabilité de cette région, lorsqu’ils auront cessé de menacer et d’œuvrer pour la guerre et même d’envoyer des armes aux terroristes ; nous pourrons envisager d’aller jusqu’au bout des procédures et vers la phase finale de l’accord.

Ce n’est donc pas une action à sens unique ! En même temps, le rôle principal reviendra à l’État russe, parce qu’il n’y aucune confiance ni aucun contact entre nous et les USA. La Russie est actuellement le seul pays capable de tenir ce rôle.

Russia 24 : Si l’initiative russe est finalement adoptée, quelle sera la représentation internationale que la République arabe syrienne acceptera comme observatrice, étant donné que la situation n’est pas classique ?

Nous pensons qu’il est logique que ce rôle revienne à l’ « Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ». Elle seule en a les compétences et les experts en la matière, et c’est elle qui supervise l’application de cette Convention dans tous les pays du monde.

Russia 24 : Mais nous savons tous qu’Israël a signé la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques », mais ne l’a jamais ratifiée. La Syrie exigera-t-elle qu’Israël aille jusqu’au bout du processus ?

Lorsque nous avons lancé notre projet d’élimination des ADM comme je l’ai dit tout à l’heure, l’une des raisons de son obstruction par les États-Unis était de permettre à Israël de posséder de telles armes. Puisque nous souhaitons tous la stabilité au Moyen-Orient, tous les pays doivent se conformer aux conventions qui les interdisent à commencer par Israël qui possède des armes nucléaires, chimiques, bactériologiques et tous les types d’ADM. Nous devons continuer à travailler dans ce sens pour qu’aucun État n’en possède ; ce qui pourra peut être épargner de futures guerres dévastatrices et très coûteuses non seulement à notre région mais aussi au monde entier.

Russia 24 : La Syrie va soumettre ses armes chimiques au contrôle de la communauté internationale, mais nous savons que des experts russes ont confirmé l’utilisation d’une substance chimique toxique près d’Alep par des éléments des groupes terroristes extrémistes. Qu’en pensez-vous ? Et que proposez-vous pour protéger les peuples de Syrie et des pays voisins de ces groupes qui pourraient recommencer ce genre d’attaque ?

L’incident que vous mentionnez s’est produit en Mars dernier, lorsque les terroristes ont tiré des missiles chargés de produits chimiques toxiques sur les civils de Khan al-Assal à Alep faisant des dizaines de victimes. Suite à cela, nous avions invité les Nations Unies à déléguer une commission d’experts pour enquêter et se documenter sur les responsables.

C’est parce qu’il était clair que cette attaque était l’œuvre des terroristes que les Etats-Unis ont empêché la venue de ces experts. Nous avons alors travaillé avec des experts russes, auxquels nous avons confié tous les éléments de preuve en notre possession. Ils ont démontré que l’attaque était bien l’œuvre des terroristes sévissant dans le Nord de la Syrie.

Maintenant nous devons faire en sorte que ces experts en armes chimiques, qui ont quitté il y a près d’une semaine, reviennent en Syrie pour poursuivre l’application de l’accord que nous avions mutuellement signé lors de leur précédent séjour et qui stipule de mener des enquêtes dans un certain nombre de nos régions, en particulier à Khan al-Assal. Il nous faut sérieusement enquêter sur la nature des substances toxiques utilisées, sur ceux qui les ont utilisées et, plus important encore, sur les États qui les ont livrées aux terroristes pour ensuite arriver à leur demander des comptes !

Russia 24 : Monsieur le Président, pouvez-vous nous rassurer ? Est-il possible de confisquer ces produits toxiques aux mains des terroristes ? Est-ce réalisable ?

Cela implique de savoir qui sont les pays en relation avec les terroristes. Tous les États affirment qu’ils n’ont rien à voir avec eux. En fait, nous savons que l’Occident a déclaré qu’il leur avait fourni ce qu’il a qualifié de « soutien logistique »... de matériel militaire « non létal »... ou de matériel dit « humanitaire » !

La réalité est que l’Occident et certain pays de la région, tels la Turquie, l’Arabie saoudite, et précédemment le Qatar, ont une relation directe avec les terroristes et leur fournissent toutes sortes d’armes. Nous sommes convaincus que l’un des ces pays leur a livré ces armes chimiques.

Ces pays sont évidemment supposés pouvoir stopper leurs livraisons, mais certains terroristes n’obéissent à personne et à partir du moment où ils sont armés et peuvent s’adonner aux destructions ils ne se sentent redevables à qui que ce soit, même à ceux qui les ont soutenus en armes et en argent !

Russia 24 : Monsieur le Président, certains médias US ont dit que des officiers de l’Armée arabe syrienne vous ont demandé, à maintes reprises, de leur permettre d’utiliser des armes chimiques contre « l’opposition armée » ; ce que vous auriez refusé, mais qu’ils ont quand même utilisé des substances toxiques individuellement et de leur propre chef. Est-ce vrai ?



Cela fait partie de la propagande des USA, notoirement connus pour ne pas hésiter à utiliser toutes sortes de mensonges qui justifieraient leurs guerres. Ce dernier mensonge nous rappelle celui de Colin Powell et de l’administration de George W. Bush, lorsqu’il y a un peu plus de dix ans ils ont prétendu apporter la preuve que Saddam Hussein fabriquait des ADM pour légitimer leur invasion de l’Irak et qu’il s’est avéré, par la suite, qu’ils avaient menti sur toute la ligne et notamment sur les ADM !

Premièrement, il n’a jamais été question d’utiliser les armes chimiques en Syrie par qui que ce soit ! Deuxièmement, ce type d’armes ne peut être utilisé par l’infanterie ou toute autre troupe, mais nécessite des unités spécialisées et formées à sa manipulation. Ce mensonge est illogique et non crédible.

Russia 24 : Monsieur le Président, dernièrement des preuves présentées comme sûres indiscutables ont été présentées devant les membres du Congrès américain. Des vidéos confirmeraient la version US selon laquelle l’Armée nationale syrienne aurait bel et bien utilisé des armes chimiques dans la Ghouta est. Que pouvez-nous dire à ce sujet ?

Ils n’ont fourni aucune preuve ni au Congrès, ni aux médias, ni à leur population, ni à l’un quelconque des autres États du monde, dont la Russie avec laquelle ils sont pourtant en dialogue permanent. Tout ce qu’ils racontent fait partie de la propagande US.

La logique de la situation veut que vous n’utilisiez pas des ADM à quelques centaines de mètres de vos troupes ou de vos zones résidentielles, car cela signifie la mort pour des dizaines de milliers de vos soldats et citoyens. Vous n’avez pas à utiliser des ADM alors même que vous progressez considérablement sur le terrain en usant de vos armes conventionnelles.

Toutes ces allégations sont loin d’être convaincantes d’où la situation délicate de l’administration US actuelle, encore plus difficile que celle de la précédente, car moins douée pour le mensonge que l’administration sous George W. Bush. L’administration précédente mentait mais savait comment convaincre une partie du monde de ses mensonges, alors que l’administration actuelle n’a même pas réussi à en convaincre ses alliés ! Toutes ces allégations ne sont désormais d’aucune importance car, je le répète, illogiques et non crédibles.

Russia 24 : Monsieur le Président, une dernière question que je ne peux éviter de poser puisqu’elle touche à la sécurité et à la protection de tous. Certains spécialistes russes et certains médias ont dit que des terroristes pourraient lancer des attaques chimiques contre Israël à partir de zones contrôlées par le gouvernement syrien. Pouvez-vous, en tant que Commandant en chef de l’Armée et des Forces armées, nous confirmer ces informations ?

Puisque nous sommes certains que des substances chimiques toxiques ont été livrées aux terroristes, avant d’être utilisées contre nos soldats et notre population civile en Syrie ; cela signifie que le matériel est disponible.

D’autre part, nous savons tous que ces groupes terroristes, ou ceux qui les dirigent, voulaient la frappe US sur la Syrie et, qu’avant cela, ils ont travaillé à faire intervenir Israël dans la crise syrienne. Il n’est donc absolument pas improbable que ce discours soit propagé pour atteindre ces mêmes objectifs.

En effet, une guerre régionale rendrait la situation encore plus chaotique. Plus de chaos ouvrirait naturellement la voie aux terroristes pour encore plus de vandalisme et de destructions. Cette menace est donc un véritable défi car les terroristes sont maintenant en possession de substances chimiques toxiques... Il y a encore des pays qui continuent à leur en fournir !

Russia 24 : Merci M. le président pour nous avoir accordé cet entretien.

Une fois encore, je vous remercie d’être venu en Syrie et je remercie Russia 24.

Dr Bachar al-Assad
Président de la République arabe syrienne

12/09/2013

Texte transcrit et traduit par Mouna Alno-Nakhal Source : Vidéo de la Présidence de la République arabe syrienne / You Tube
http://www.youtube.com/watch ?v=8RmTKvsgvp4

Autre source : Top News nasser-kandil,[Sana étant inaccessible]
http://www.topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php ?sms_id=55217

Mise en ligne CV le 13 septembre 2013

Source:
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3897

Note de HLP: je pose la question: de quel côté sont les vrais crîminels?
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 19 Sep 2013 12:31

Attaque chimique de Damas : de nouvelles vidéos ?

Toute info venant de Syrie est à prendre avec des pincettes. Mais celle qui suit est trop importante pour être ignorée. Elle nous vient d’Eliot Higgins, un américain féru d’informatique qui anime un blog sous le surnom de Brown Moses.

Higgins est un chômeur autodidacte qui est peu à peu devenu un expert en armes du conflit syrien au point d’être considéré comme une référence par de nombreux médias internationaux. Ce mardi 17 septembre, Higgins a découvert sur le site Liveleak trois vidéos relatives à l’attaque chimique du 21 août survenue dans la banlieue de Damas.

La légende de ces vidéos indique que les images ont été découvertes dans le smartphone de terroristes qui ont été tués le 15 septembre dernier par des militants kurdes à la frontière (turque ? irakienne ?).

On y voit des combattants présumés de la Brigade de l’Islam (Liwa Al Islam) occupés à tirer des missiles visiblement doté de charges chimiques.

Dans l’une des vidéo, les combattants équipés de masques à gaz se revendiquent de la Katibat Rih al Sarsar, la Brigade du vent destructeur, la même que celle qui, dans une vidéo diffusée en novembre 2012, menaçait d’exterminer tous les alaouites de Syrie à l’aide d’armes chimiques.

Dans la première vidéo, le présumé terroriste parle des « chiens d’Assad » et des roquettes « Ababil ». Il ajoute : « Mercredi 21 août 2013. Opération du Vent destructeur. Liwa al Islam (Brigade de l’Islam). Ciblage des forces du pouvoir assadien à Qaboun. Allah u Akbar. »






Dans la deuxième vidéo, le présumé terroriste dit : « Chabbih d’Assad dans le quartier de Qaboun. Mercredi 21. Avec les roquettes Ababil. Allah u Akbar. »






Dans la troisième vidéo, le présumé terroriste dit : « Les chiens d’Assad dans la zone de Jobar. Au moyen de deux missiles Ababil. Mercredi 21 août 2013. Allah u Akbar. »






Eliott Higgins doute cependant de l’authenticité de ces vidéos en s’appuyant sur trois arguments :

1. La faible luminosité des trois scènes ne correspondrait pas aux conditions atmosphériques et urbaines de la nuit du 20 au 21 août et des quartiers cités. Il affirme que Damas était sous la pleine lune cette nuit-là et que les zones où les combattants prétendent se trouver devraient être couvertes par l’éclairage urbain.

2. Les terroristes montrent ostensiblement le drapeau de Liwa al Islam, ce qui d’après lui n’est pas dans les habitudes de ce groupe armé.

3. On aperçoit les membres présumés de Liwa al Islam tirer leurs obus à l’aide de canons soviétiques de type D-30 Howitzer alors que selon lui, l’attaque chimique a été réalisée avec des lance-roquettes multiples de type BM-14.



Les ommissions de M. Higgins

À la lecture de ces arguments, on s’aperçoit que M. Higgins commet une série d’omissions.

Notons d’abord que M. Higgins n’a jamais mis les pieds en Syrie et ne parle pas l’arabe, ce qu’il reconnaît lui-même.

Secundo, le quartier de Qaboun comporte des zones agricoles, donc peu éclairées, principalement dans sa partie nord, du côté d’Al Jidar. Par ailleurs, Qaboun étant un quartier ravagé par la guerre, nous doutons que l’éclairage urbain puisse y être partout opérationnel. Dans la troisième vidéo, les présumés combattants de Liwa al Islam prétendent se trouver à Jobar. Étant donné que Jobar est également une zone de conflit, il y a là aussi peu de chance de trouver un éclairage optimal. Près de sa gare routière, nombreux sont les terrains vagues sans éclairages. On comprendra enfin que pendant la nuit, les groupes armés évitent de s’exposer à la lumière.

Tertio, la rébellion syrienne est composée de plus d’un millier de groupes armés. Pour gagner les faveurs des bâilleurs de fond du Golfe et surtout de Bandar, le chef du renseignement saoudien, ces organisations ont tendance à soigner leur com’, à se démarquer de leurs concurrentes, donc à afficher leur logo tous azimuts.

Quarto, les enquêteurs internationaux évoquent l’utilisation de roquettes de calibre 333 mm dans l’attaque chimique du 21 août à partir de croquis qu’Higgins a fournis lui-même [1] ! D’après ce document publié par Human Rights Watch, les roquettes de ce calibre ne peuvent avoir été lancées qu’à l’aide de lance-roquettes multiple Falaq-2 de fabrication iranienne. Les enquêteurs auraient également retrouvé des roquettes soviétiques de calibre 140 mm pouvant être propulsées avec des lance-roquettes multiple BM-14. Toutefois, dans le rapport complet cité par le secrétaire général de l’ONU M. Ban Ki Moon, il est question de l’utilisation de roquettes de calibre 122 mm dans l’attaque à l’arme chimique. Ces roquettes sont précisément propulsées au moyen de canons D-30 Howitzer, exactement comme celles que nous apercevons dans les vidéos controversées.

Visiblement, l’expert autodidacte américain a une connaissance très incomplète de l’enquête onusienne.



Les mensonges de l’ambassadrice américaine à l’ONU

De son côté, Mme Samantha Power, ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, confirme elle aussi l’utilisation de roquettes de 122 mm dans l’attaque chimique de la Ghouta [2]. Elle ajoute cependant que seul le régime syrien dispose de ce type d’armement.

Pourtant, elle n’est pas sans savoir que les rebelles ont saisi plusieurs canons D-30 Howitzer lors de la conquête de bases militaires loyalistes, ce que reconnaît d’ailleurs M. Higgins dans plusieurs de ces articles.



Voici par exemple les images d’un D-30 Howitzer (calibre 122 mm) saisi par les rebelles dans la base du 46e régiment près d’Alep :






Voici les images de la Brigade Mo’awiya Ben Abou Soufyane tirant des roquettes 122 mm sur des positions loyalistes à Hama :






Ici, les rebelles utilisent tirent plusieurs roquettes de 122 mm à l’aide de deux D-30 Howitzer à Lattaquieh le 10 août 2013 :






Voici les images de la brigade Al Farouk tirant des roquettes de D-30 Howitzer sur l’école de police de Khan al Assel près d’Alep :







Comme on peut le constater en visionnant ces vidéo, Mme Samantha Power ment délibérément sur les capacités militaires dont disposent les groupes djihadistes syriens soutenus par Riyad, c’est-à-dire par Washington.

Or, la brigade Liwa al Islam est non seulement bien financée, équipée et encadrée, notamment par l’Arabie Saoudite, mais en plus, elle revendique 16 000 combattants actifs dans la banlieue de Damas [3].

Il va de soi que la mobilisation de milliers de combattants par un seul groupe armé offre à celui-ci une grande capacité offensive et de coordination.

Rappelons-nous que les enquêteurs de l’ONU parlent de dizaines de roquettes tirées le 21 août 2013 sur plusieurs quartiers de la banlieue de Damas : Zamalka, Irbine, Moudaamiya al Cham, Darayya, Kafr Batna, etc.

Les roquettes « Ababil » lancées à partir de canons D-30 comme on l’aperçoit dans les vidéos controversées pourraient très bien avoir été tirées par les combattants du Liwa al Islam déployés sur le Front de Jobar ou de Qaboune.

Pour l’heure, nous ne pouvons confirmer l’authenticité des vidéos imputant le massacre chimique du 21 août aux djihadistes de Liwa al Islam.

Elles méritent en tout cas d’être minutieusement étudiées.

Tel est notre devoir envers le peuple syrien et les anges martyres de la Ghouta.

Bahar Kimyongür

Source:
Bahar Kimyongür
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 21 Sep 2013 17:25

Crise syrienne, François Hollande otage de Laurent Fabius

le 14 septembre 2013

La crise syrienne a été l’occasion pour le ministre des Affaires Étrangères français de revenir sur le devant de scène.

Oublié depuis sa défaite aux primaires socialistes, il n’a jamais caché son mépris contre le Président de la République. En tant que ténor du Parti Socialiste, il s’est vu attribué le fauteuil du ministère des affaires étrangères. Cette fonction prestigieuse ne le soumet pas moins à François Hollande. Dans la Vème République, les Affaires Étrangères comme la Défense sont les domaines réservés du Président. Ce n’est pas Couve de Murville qui a marqué la diplomatie française, mais le Général De Gaulle. Il est évident que Laurent Fabius ne peut se satisfaire, ni de cette subordination, ni d’être relégué sur la scène publique française derrière les figures plus médiatiques du gouvernement actuel, comme Manuel Vals, Arnaud Montebourg ou Christine Taubira.

Sa stratégie pour exister, consiste donc à prendre lui-même les initiatives sur la Syrie, sans consulter le Président. François Hollande avait tenté au début d’adopter une ligne modérée, qui avait d’ailleurs été appréciée par Vladimir Poutine lors de sa visite à Moscou. En réponse, Laurent Fabius a adopté un positionnement exactement contraire, forçant le Président, par ses déclarations ahurissantes de violence et d’amateurisme, à lui courir après, pour ne pas avoir l’air de ne pas maîtriser les membres de son gouvernement, une fois de plus.

Laurent Fabius est responsable de la débâcle diplomatique de la France. Si la voie tracée par François Hollande lors de sa visite à Moscou avait été suivie, la France partagerait aujourd’hui avec la Russie, les lauriers que mêmes les ennemis de Vladimir Poutine sont contraints de lui tresser. Au lieu de cela, la position de Laurent Fabius, et sa stupide dernière proposition de résolution, ont fait basculer la diplomatie française dans le ridicule. Laurent Fabius, qui souhaitait revenir au premier plan, est désormais tenu à l’écart par John Kerry et Sergei Lavrov. Seule la servilité des journalistes français lui permet d’avoir encore une faible visibilité nationale. Si un remaniement ministériel doit avoir lieu, le Président français doit absolument changer son ministre des Affaires Étrangères, pour reprendre la main sur une des prérogatives essentielles d’un Président de la Vème République.

Élie Martin

Source:
http://www.realpolitik.tv/2013/09/crise ... nt-fabius/

Note de HLP: Ayrault pourrait peut-être demander à Kouchner, déjà "passé" au Quai, de le remplacer :D
Un garçon qui a beaucoup d'"expériences" (et d'"amis") à son actif....



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Trafic d’organes au Kosovo : les amis de Bernard Kouchner impliqués

De nombreux indices impliquent des anciens chefs de l’UCK, aujourd’hui au pouvoir, dans le trafic d’organes dont ont été victimes des prisonniers de l’Armée de libération du Kosovo (UCK). Des "exécutants" repentis ont avoué qu’en 1999 ils ont kidnappé des Serbes pour le compte de l’UCK. Transportés ensuite en Albanie, notamment dans une maison peinte en jaune, les captifs étaient tués d’une balle dans la tête. On leur prélevait les reins et d’autres organes qui étaient expédiés par avion dans d’autres pays.

10 JUIN 2013 | THÈMES (S.CATTORI) : OTAN/ÉTATS-UNIS EUROPE CRIMES D’ETAT INGÉRENCE

Quand la « maison jaune » a été repeinte en blanc par ses monstrueux propriétaires, « lavée » de presque toutes traces, c’est la clinique privée Medicus qui a pris le relais. Les prélèvements d’organes sur des personnes vulnérables s’y sont poursuivis jusqu’en 2008.

En juin 2009, Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères de M. Sarkozy, en accueillant à Paris le Premier ministre du Kosovo et ancien chef de l’UCK, Hashim Thaçi, a déclaré être « heureux » d’avoir reçu son « ami ». Or, l’« ami » de Bernard Kouchner serait un homme lié à la mafia, qualifié par plusieurs services de renseignements comme une personnalité clé du crime organisé dans les Balkans. [Voir le rapport sur le trafic d’organes présenté par le député suisse Dick Marty, en décembre 2010, devant le Conseil de l’Europe].

Bernard Kouchner et la maison jaune






Pierre Péan revient sur cet épisode dans son livre Kosovo une guerre « juste » pour un Etat mafieux [1]. Il écrit : « Budimir Nicic, patron du Media Center, se souviendra toute sa vie de son face à face avec Bernard Kouchner », le 2 mars 2010 alors qu’il questionnait Kouchner pour Voice of America.

En revoyant cette vidéo Budimir Nicic lui dit se sentir « blessé et insulté » par la réaction de Bernard Kouchner.

« Il fait semblant d’entendre parler de la “Maison jaune” pour la première fois. [...] J’avais mené une enquête auprès des familles de disparus et quelques-unes avaient mentionné Bernard Kouchner, en tant que patron de la Minule, comme l’un des responsables de leurs souffrances, aux côtés de la KFOR et des Etats-Unis...C’était le prétexte de ma question [...] Tout le monde a été scandalisé par son comportement. Ici, on ne parlait que de ça... [...] Les crimes les plus terribles ont eu lieu alors qu’il dirigeait le Kosovo. Il n’a tenu aucune de ses promesses de retrouver les auteurs de crimes contre les Serbes. C’étaient des paroles dans le vide... »
[...]
« Naim Miftari, ancien cadre de l’UCK, qui témoigne désormais à visage découvert dans plusieurs procès ultrasensibles, va plus loin que Budimir : “En 1999, aucun crime ne pouvait être commis au Kosovo sans que Kouchner en soit informé”. » [2].

Les victimes sont ignorées

L’ONU savait. Les chancelleries, informées par divers services de renseignements, savaient.

Tout le monde sait que le Kosovo, déclaré indépendant en 2008, continue aujourd’hui d’être dirigé par des personnalités liées au crime organisé, impliquées, de près ou de loin, dans ce trafic d’organes international. Près de 60 pays n’en ont pas moins accordé une prompte reconnaissance à ce nouvel État mafieux, dont les gouvernements savaient parfaitement que ses dirigeants étaient les parrains de toutes les horreurs.

La Suisse, sous l’impulsion de la Conseillère fédérale socialiste Micheline Calmy Rey a été le 31ème pays à reconnaitre, malheureusement, l’indépendance de l’ancienne province serbe. Or, la Suisse, pays neutre n’avait pas participé à la guerre illégale menée par l’OTAN contre la Yougoslavie. Elle n’avait aucune raison de se rallier à des pays pressés, eux, de détacher le Kosovo de la Serbie pour des raisons stratégiques.

Le gouvernement suisse n’aurait jamais du se compromettre dans la reconnaissance de cet Etat voyou.

Mme Calmy Rey n’admettra jamais cette erreur majeure. Interpellée, dès décembre 2010, au sujet des accusations désignant le premier ministre Hashim Thaçi et le Kosovo, comme étant le centre des trafics dans les Balkans, elle continue de défendre obstinément sa reconnaissance du Kosovo.

Que peuvent attendre les victimes de ces politiciens qui d’une manière ou d’une autre couvrent les bourreaux ?

Silvia Cattori

Source:
http://www.silviacattori.net/article4530.html






Note de HLP: oh pardon! d'avoir un instant rêvé tout haut, du temps où la France ressemblait à Elle-même, et non à une auberge de gougnafiers....
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Berurix » 22 Sep 2013 15:31

Hyères-Le-Palyvestre a écrit: oh pardon! d'avoir un instant rêvé tout haut, du temps où la France ressemblait à Elle-même, et non à une auberge de gougnafiers....


Pour Marine Le Pen, la France est devenue "la catin du Qatar"

L'INFO. Invitée du Grand Rendez-Vous Europe 1- Le Monde- i>Télé, Marine Le Pen a réagi à la sanglante prise d'otages en cours à Nairobi en Kenya. "J'accuse de manière extrêmement claire le gouvernement d'aujourd'hui, de François Hollande, et d'hier, de Nicolas Sarkozy, d'être intervenu en Libye et en Syrie être au soutien du fondamentalisme islamique terroriste", a-t-elle expliqué.

"Une faute historique". "Le fondamentalisme islamique, et notamment d'Al-Qaïda, est aidé de manière absolument directe par un certain nombre de capitales européennes dont hélas la France, comme cela a été le cas hier en Libye et comme c'est le cas directement par la fourniture d'une aide, de conseils et même d'armes en Syrie", a affirmé la responsable du parti d'extrême droite. "Il s'agit là d'une faute morale, politique, historique de la part de nos dirigeants", a-t-elle ajouté.

"La catin du Qatar". "Les gouvernants français ont fait de notre pays la catin d'émirs bedonnants, la catin du Qatar et de l'Arabie Saoudite", a poursuivi la présidente du FN. "C'est tout le sens de mon combat de rendre à notre pays sa fierté", a précisé Marine Le Pen.

Assad, la "moins pire" des solutions. Interrogée sur le fait de savoir si c'était la "meilleure solution" que Bachar al-Assad reste au pouvoir, elle a répondu "c'est la moins pire". "Entre des fondamentalismes islamiques et un pouvoir certes autoritaire (...) mais laïque qui était capable de préserver les minorités ethniques et les minorités religieuses".
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 04 Déc 2013 23:10

« Un ministre doit toujours répondre de ses actes. »

François Mitterrand


Trois victimes civiles syriennes portent plainte contre Laurent FABIUS, qui s’est rendu complice, par abus d’autorité, d’exactions commises en Syrie.

Les plaignants estiment qu’à plusieurs reprises le ministre des Affaires étrangères de la France, Monsieur Laurent Fabius, a abusé de l’autorité qui émanait de ses fonctions de ministre, en promettant une intervention armée en Syrie et la livraison d’armes à la rébellion, en disant que le Front Jabhat Al-Nosra, organisation classée comme terroriste, « faisait du bon boulot », et en allant jusqu’à dire que le Président Bachar Al-Assad « ne mériterait pas d’être sur la Terre ».

Ce faisant il provoquait la commission d’exactions en Syrie, parce qu’il œuvrait à faire perdre toute légitimité et à rejeter même dans l’illégalité tous ceux, qui, sur place, luttent contre le terrorisme, tout en tendant formellement à légitimer et même à rendre légales les exactions commises par la prétendue rébellion. Il a ainsi provoqué aux crimes et aux délits que des bandes armées ont commis ensuite en Syrie.

Madame Al-Kassem, Messieurs Al-Ibrahim et Salim ont été victimes, à Damas et ailleurs, de faits très graves, ils ont perdu des proches, morts ou enlevés. On rapporte des cas de crânes écrasés, d’un cadavre brandi par les tueurs qui en parlent comme d’un porc, d’enfants agressés. Les cas figurent en annexe de ce communiqué.

C’est pourquoi les plaignants, assistés d’un collectif international d’avocats, portent plainte contre Laurent Fabius pour complicité de menaces de mort, de violation de domicile, de dégradation et de destruction, de mutilation, d’assassinat, de séquestration, d’enlèvement, de détention et d’atteinte à l’intégrité du cadavre à raison de sa supposée non-appartenance à une religion déterminée.

Madame Al-Kassem, Messieurs Al-Ibrahim et Salim déposent plainte devant la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République. Cette procédure a été instaurée à l’époque du scandale du sang contaminé, précisément pour permettre à des particuliers de faire entendre le préjudice qu’ils subissent du fait d’un ministre dans l’exercice de ses fonctions.

Pétition : http://www.petitions24.net/appel_pour_la_paix_en_syrie

Contact : appeldu1ermars2013@outlook.com



Annexe 1. Le cas AL-KASSEM

Madame Joumana AL-KASSEM est mère de famille. Elle a eu six garçons : deux d’une première union : Mohammed et Morhaf TANBAKJI ; et quatre de son second mariage : Mohamad Yazan, Yaman, Moumen, et Rayan CHAMIYEH. Ils vivaient tous ensemble, ses enfants et son mari, dans une maison de Koudsaya Jamiyat, un quartier de Damas.

Au début des évènements leur position était claire : ils étaient pour l’État syrien et contre toutes destructions, sachant qu’aucun d’entre eux n’était en relation avec l’État ou n’était fonctionnaire ou employé de celui-ci. Ils participaient à toutes les manifestations et évènements de soutien à leur pays et à leur Président. Le plus jeune fils de Madame AL-KASSEM, Rayan, âgé de quatre ans, qui est surdoué et très éveillé, répétait tous les mots d’ordre et retenait rapidement toutes les chansons patriotiques. Et il les chantait, ce qui attirait l’attention des partisans comme des opposants.

Une année après le début des évènements, ils commençaient à recevoir des menaces. Certaines par Internet, d’autres par des écriteaux sur les murs de leur maison. Ils ne leur prêtaient aucune attention, pensant qu’on ne leur ferait de mal, puisqu’ils ne faisaient de mal à personne.

Le 19 juin 2012, à 3 heures du matin, un groupe d’une dizaine de terroristes, au milieu de tirs massifs, envahissait leur maison, dégradants meubles et murs. Les militaires du check point voisin accouraient, les terroristes arrêtaient de tirer et s’enfuyaient. C’est alors que l’on découvrait que le fils de Madame AL-KASSEM, Mohammad Yazan CHAMYIEH, était gravement blessé. Ils le transportaient à l’hôpital le plus proche (celui d’Al-Badr).

Mais à l’entrée de l’hôpital, les terroristes s’attaquaient à eux à nouveau en ouvrant le feu. Un deuxième fils de Madame AL-KASSEM, Morhaf TANBAKJI, était blessé. Ils restaient assiégés à l’intérieur de l’hôpital, les terroristes étant à l’extérieur, jusqu’à l’arrivée des soldats qui leur permettaient de sortir. Mohamad Yazan CHAMIYEH succombait à ses blessures. Et à peine sortie de l’hôpital Madame AL-KASSEM apprenait qu’il en allait de même de son fils Morhaf TANBAKJI.

Madame AL-KASSEM et sa famille étaient exposés une troisième fois à des tirs d’arme à feu, lors des obsèques de ses deux fils.

En mai 2013 les terroristes se sont encore attaqués à leur voiture, qui a été complètement détruite. Madame AL KASSEM et sa famille sont toujours menacés, en particulier le plus jeune de ses fils, Rayan CHAMYIEH. Ils vivent dans la peur et l’angoisse.

Annexe 2. Le cas AL-IBRAHIM

Le 10 septembre 2013, à Maksar al-Hisan, la mère, le frère, la belle-sœur et les deux neveux de Mohammed AL-IBRAHIM étaient réveillés en pleine nuit par de violents tirs d’armes à feu. Le village subissait, ainsi que les villages voisins, l’attaque des hordes de Jabhat Al-Nosra.

Yahia AL-IBRAHIM, le frère de Mohammed AL-IBRAHIM, et Jinane TAKLA, sa belle-sœur, cachaient leurs enfants Habib Yahia, âgé de onze ans, et Ali Abib, âgé de dix ans, dans le grenier, et leur demandaient de ne plus bouger.

Les terroristes envahissaient la maison qu’ils arrosaient de tirs. Dans l’une des pièces, ils trouvaient la mère de Mohammed AL-IBRAHIM, Fatima, une femme très âgée. Ils l’abattaient froidement.

Ils fouillaient la maison et s’approchaient de la cuisine, où se tenaient enfermés le frère et la belle-sœur de Mohammed AL-IBRAHIM. Ils leur demandaient de sortir, leur disant qu’ils seraient en sécurité. Le frère de Mohammed AL-IBRAHIM leur répondait comment, alors qu’ils venaient d’abattre sa mère. Ils fracturaient la porte et tuaient les deux parents. Les enfants pouvaient assister à la scène depuis le grenier.

Après ce massacre, un membre du groupe soulevait le corps du frère de Mohammed AL-IBRAHIM et demandait à un comparse de « le prendre en photo avec ce porc ».

Les enfants restaient dans leur cachette, terrorisés, jusqu’au soir où l’Armée arabe syrienne les découvrait.

Outre les membres de la famille de Mohammed AL-IBRAHIM, ce jour-là furent massacrés : Mohamad Hassan Alali, 80 ans, paysan ; Mahmoud Yahia Al Khalil, 70 ans, enseignant retraité ; Ali Kamel Al Jouhni, 35 ans, ouvrier ; Mohammed Ibrahim Al-Johni, 70 ans, retraité ; Matira Ahmed Ghanoum, 70 ans, femme au foyer ; Kamal Mahmoud Al-Khalil, 20 ans, étudiant ; Mounzer Mahmoud Al-Khalil, 25 ans, ouvrier ; Mohamed Rachid Al-Ibrahim, 20 ans, étudiant ; Rabih Rachid Al-Ibrahim, 25 ans, ouvrier ; Khaled Nemr Al-Chebeili, 32 ans, ouvrier ; et Mia Al Ahmad, 54 ans, femme au foyer. Furent enlevés : Khalifé Khaled Al Jallab, 75 ans, retraité et Hazem Khalifé Al Jallab, 16 ans, étudiant.

Annexe 3. Le cas SALIM

Monsieur Talal SALIM est citoyen syrien, diplômé de l’École des bibliothécaires et des systèmes d’information. Il demeurait avec sa femme Awatef Maarouf et ses quatre enfants (Loujaïn, Hanin, Joy et Wajd), à DAMAS (Syrie), dans le quartier Mezzeh 86.

Il y a près de deux ans des tirs de mortiers commençaient à pleuvoir sur le quartier Mezzeh 86, avec des explosions de voitures piégées un peu partout. Le 6 décembre 2012, une voiture piégée a explosé sous son appartement à Mezzeh Madraseh. Toutes les fenêtres et certains murs ont explosé. Ce qui l’a poussé à transférer toute sa famille vers Lattaquié, fuyant la mort ambulante.

Les groupes armés qui opéraient ces explosions pratiquaient toutes sortes de terrorisme intellectuel et matériel contre les alaouites pour les contraindre à quitter Damas, et retourner dans leurs villages. Toutes sortes d’exactions étaient commises contre eux, assassinat, vol, viol, encouragées et payées par les pays du Golfe et par la France.

Le 4 août 2013 à 4h30 du matin, des bandes djihadistes salafistes armées jusqu’aux dents envahissaient le village de la commune de Lattaquié où Monsieur Talal SALIM et sa famille avaient trouvé refuge (trois autres villages de la même commune étaient envahis au même moment). Ils mettaient à mort les habitants, femmes, enfants, vieillards, hommes jeunes et moins jeunes, de manière absolument horrible, par égorgement, par découpage de membres, par écrasement des crânes, en commettant de terribles mutilations.

Étaient ainsi mutilés et tués de la manière la plus ignoble le père de Talal SALIM, Badih SALIM, trois de ses frères, Nazem SALIM, Kasser SALIM, Jassem SALIM, sa tante non-voyante, ses cousins et cousines.

La propre épouse, Awatef MAAROUF, et les quatre enfants de Talal SALIM (Loujaïn, Hanin, Joy et Wajd), étaient kidnappés. On est resté sans nouvelles d’eux.

Le Collectif international d’avocats pour la paix en Syrie organise un rassemblement pour dénoncer la responsabilité du ministre des Affaires étrangères dans les crimes commis en Syrie le dimanche 8 décembre, à 16h00 place Saint-Michel à Paris.
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 05 Déc 2013 18:46

Les résultats de la politique de "l'axe impérial", appuyée prétendument en notre nom, par le larbin au fiston "chômeur" à 7 millions d'euros!
Bon appétît, petites natures s'abstenir de lire!

"Syrie : la violence contre les femmes, un aspect ignoré du conflit

Image
© Flickr.com/Beshroffline/сс-by


Par La Voix de la Russie | Le nombre de victimes de la guerre en Syrie a dépassé 100 000 personnes, celui des réfugiés est supérieur à deux millions. Les statistiques évoquent rarement la proportion de femmes parmi les victimes. Dans une interview à La Voix de la Russie, Bianca Madia, membre d’un mouvement de femmes en Syrie, a déclaré que le nombre de crimes contre les femmes représente une part non négligeable des statistiques tragiques de cette guerre.

« Au cours des trois dernières années, le nombre de viols a atteint un chiffre énorme. L’organisation Human Rights Watch a récemment publié un rapport sur ​​la situation des femmes syriennes, mais celui-ci est très loin de la vérité. Il n’a été fait que pour mettre les autorités en cause, il ne dit rien des crimes commis par les rebelles. Je peux dire en toute conscience que les rebelles de Jabhat al-Nosra et de l’Etat islamique d’Irak et du Levant font irruption dans des petits villages, enlèvent les femmes, les violent, puis les tuent ou les gardent comme esclaves sexuelles.
Selon le rapport de la Commission sur la réconciliation nationale en Syrie, 37. 000 viols ont été enregistrés dans la banlieue de Damas. Et ce ne sont que les données recueillies dans les villes et les villages libérés. Pour le moment, il n’y a pas de données sur les zones tenues par les terroristes. De nombreuses vidéos confirment la véracité de mes paroles. Les rebelles aiment beaucoup filmer leur « exploits » : quand ils décapitent un énième « pécheur » ou qu’ils violent quelqu’un. Ils filment la scène. Puis quand l’armée reprend ces zones aux rebelles, ces vidéos figurent sur les téléphones portables des rebelles tués.
Une vidéo trouvée récemment avait déjà été publiée sur Internet. Dans l’un des quartiers de Homs les terroristes ont enlevé des jeunes filles et des femmes, les ont dénudées, et les ont transportées, exposées sur le plateau d’une fourgonnette, à travers toute la région. Sur la route, le camion s’est arrêté et les femmes ont été violées. Les femmes des rebelles ont félicité les femmes violées pour leur nouveau statut de concubines. Sur une vidéo des femmes au visage caché coupent les seins des femmes violées puis jettent les corps aux ordures. Il y a beaucoup d’exemples de ce genre, ils se produisent le plus souvent à Homs et dans la banlieue de Damas. Dans les décharges on trouve de nombreux cadavres de femmes dont la plupart ont été amputées de parties de leurs corps.
A Homs, un psychologue a décrit dans le rapport le cas d’une de ses très jeunes patientes, capturée par les terroristes et victime d’un viol collectif : « Avec mes collègues nous n’avons toujours pas réussi à la guérir. Elle déchire constamment ses vêtements et se frappe la tête contre les murs en essayant de se tuer. »
Beaucoup de femmes après de tels actes s’enfuient au Liban, en Turquie, ou en Jordanie. Elles essaient d’oublier leur vie en Syrie et les événements tragiques qu’elles y ont vécus. Et personne ne sait combien de femmes sont dans ce cas." (fin de citation)

Source:
http://french.ruvr.ru/2013_12_04/Dans-l ... lees-3907/



P.S.d'HLP: Oh, Pardon! J'ai commis une erreur sur le chiffre....7.380.560 euros....Soyons précis!


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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 07 Déc 2013 01:48

Les usages de la qualification de crime de guerre dans le contexte syrien, par Damien Viguier, avocat à la cour et docteur en droit


La question se pose de savoir si l’on peut, pour qualifier les crimes et délits commis en Syrie par les prétendus rebelles et leurs complices, parler de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité.


La plainte déposée le 27 novembre contre Laurent Fabius par Mme Al-Kassem et MM. Al-Ibrahim et Salim écarte résolument une telle qualification. De ces notions, par ailleurs, les ennemis (non-officiellement déclarés comme tels) de la Syrie se servent à l’encontre du chef de l’État syrien. Encore tout récemment, le 2 décembre 2013, un haut commissaire de l’ONU a parlé de cela.

Malheureusement, toutes ces notions sont devenues difficiles à distinguer, et, dans le contexte actuel, extrêmement dangereuses à manipuler. Les qualifications de crime de guerre, de crime contre l’humanité et de crime contre la paix sont devenues ce que nous appellerons des armes de destruction psychologique massive. Si l’on veut y voir un peu plus clair, il est impératif de commencer par clairement distinguer ce qu’étaient ces notions dans le cadre du droit international européen classique, grosso modo depuis la Renaissance jusqu’en 1917, ce qui nous permettra, dans un second temps, de comprendre ce qu’elle sont devenues, avant que d’envisager enfin l’usage qui en est fait dans le cas syrien.



Le crime de guerre du XVIème au XIXème siècles

Il convient traditionnellement de distinguer le jus ad bellum (le droit de faire la guerre) du jus in bello (les lois et coutumes applicables dans la manière dont on fait la guerre). Sortie d’antiques et venimeuses querelles sur la guerre juste, la doctrine juridique européenne avait fini par réserver le jus belli (le droit de faire la guerre) à l’État, c’est-à-dire au souverain (cf. Bodin, Grotius, Pufendorf). Était juste, à l’exclusion de toute autre, la guerre qu’un État déclarait à un autre État.

La difficulté demeurait, au sein même de cet ordre international (sans donc parler du danger né de la présence, latente puis offensive, d’un potentiel retour au désordre international) de désigner et de reconnaître le souverain, particulièrement en cas de guerre civile conduisant à une scission, l’institution de la reconnaissance d’un nouvel État, par un État neutre, parfaitement tiers au conflit, visant à sortir de ce genre de crise. Difficulté, de même, pour les conflits coloniaux, seules les nations parties au concert européen pouvant à l’époque prétendre à un État.

Ceci étant noté, dans le cadre de ce jus belli étatique, toutes actions hostiles qui ne pouvaient se prétendre du commandement de l’autorité légitime relevaient donc du brigandage et de la police intérieure de l’un ou l’autre État belligérant. Toute armée qui ne relevait pas d’un État versait dans l’illégalité.

C’est ainsi que se trouvait enfin réglée la grande question du jus in bello. Depuis les Grecs, depuis Antigone, qui malgré la guerre voulait accomplir les rites sacrés sur le cadavre de son frère et qui bravait l’ordre de Créon de le laisser en pâture aux chiens et aux rapaces, l’Europe cherchait à limiter l’horreur de la guerre, à en protéger les populations civiles d’abord, les enfants, les femmes, les vieillards ; elle cherchait même, ensuite, à relativiser l’hostilité en épargnant le militaire prisonnier, blessé ou malade, qui a cessé de combattre.

Le droit classique parvint à instituer ces principes sous l’appellation de « Lois et coutumes de la guerre ». Et avec la notion de crime de guerre, il parvint à soumettre le militaire, combattant régulier, à une discipline et à un droit pénal inflexible lorsqu’il s’écartait du commandement reçu et violait ces lois et coutumes de la guerre.



Subversion du jus ad bellum et du jus in bello au XXème siècle

Au sortir de la Première Guerre mondiale, les catégories classiques se sont trouvées complétement subverties. Le jus ad bellum, pour commencer, a disparu. La guerre en dentelle a pu faire rêver d’un monde d’où toute hostilité serait bannie. Alors même qu’à partir de 1917 l’entrée des États-Unis d’Amérique sur la scène du Vieux Monde en avait accru démesurément l’horreur, on mit hors la loi la guerre déclarée, la guerre selon les formes classiques du droit européen (pacte Briand-Kellogg, 1928). La guerre que déclarait un État devint un crime contre la paix, rendant le coupable et son gouvernement outlaws.

Cela ne fit bien évidemment pas disparaître du monde l’effectivité de la guerre, non plus que sa nécessité. Cela n’interdisait pas un autre type de guerre, sans limite celui-ci, d’essence révolutionnaire, dirigé directement contre les populations et destiné à anéantir la puissance ennemie : choses que le jus in bello classique prohibait strictement. Cela n’interdisait pas non plus la guerre économique, dont la population civile est la première à souffrir. Mais toute réaction de défense contre de telles agressions était destinée à être interprétée comme un crime contre la paix.

Pis, dans ce nouveau contexte international dont nous ne sommes toujours pas sortis, la notion de crime de guerre, détournée de son usage normal, a connu un destin tragique. En cas de guerre conventionnelle selon la tradition du droit international classique, c’est un instrument essentiel à la discipline des armées, pour la protection des civils. Mais dans le contexte de guerres qui ne disent pas leur nom et de gouvernement par le chaos, la catégorie devient des plus meurtrières, puisqu’elle est retournée contre une armée par un agresseur qui soulève précisément la population contre elle. D’instrument de discipline interne à chacun des belligérants, elle sert alors à incriminer l’appareil militaire de la puissance ennemie contre laquelle la population est excitée à se soulever sous l’action du terrorisme.

Le stade final de ce processus véritablement odieux consiste à entrer dans une guerre totale, avec soulèvement de la population, mais simultanément bombardements massifs des villes, destruction de l’infrastructure économique, déplacements en masses et pour finir arrestation et inculpation pour crime de guerre des membres de l’État et de l’armée, sans que de telles exactions ne puissent être même moralement répréhensibles, puisqu’elles ne portent pas le nom de guerre, mais sont commises au nom de la nécessité pour l’ordre et la paix mondiale de laisser passer la justice et le droit.



Usage des catégories dans le contexte syrien

L’État qui subit une telle agression totale, s’il demeure loyal dans son application du droit classique, cherche à maintenir la discipline au sein de ses rangs et à rétablir l’ordre à l’intérieur de ses frontières. Il peut continuer à sanctionner les militaires qui commettraient des infractions. Il n’a pas besoin pour cela d’une catégorie de crime de guerre. Il peut aussi user du droit pénal le plus commun contre les civils, qui, sans visée politique, profiteraient du désordre créé par l’ennemi (crime de droit commun commis en temps de « guerre » civile, à ne pas confondre avec le crime de guerre).

Mais qu’en est-il, même si la frontière est souvent délicate à tracer d’avec cette dernière catégorie, de la sanction de ceux qui sévissent de manière ignoble, par le terrorisme, semant la mort et le chaos ? Qu’en est-il de leurs complices plus ou moins haut placés, présents à l’extérieur ? Qu’en est-il de ceux qui, cyniquement, ont subverti l’ordre classique qu’avait pu trouver le droit international, et qui le retournent contre lui ?

Il serait périlleux de retourner à nouveau l’arme juridique de la qualification de crime de guerre contre ceux qui l’ont déjà déformée et détournée. Car le crime de guerre stricto sensu (la violation des lois et coutumes de la guerre) ne peut jamais, comme jadis, qu’être utilisé pour incriminer les actes d’un membre d’une armée régulière, relevant donc d’un État. Il n’y aurait pas de sens à parler d’un crime de guerre commis par un simple particulier. S’il y a criminel de guerre, c’est que l’on suppose une armée et un État auxquels il appartient.

Parler de crime de guerre pour des actes commis par des terroristes et par des agents qui n’apparaissent jamais frontalement en tant que belligérants, ce serait leur supposer la qualité d’armée régulière, de combattants qui relèvent d’un État. Or, dans un contexte de guerre subversive, ce serait faire le jeu des agresseurs réels, qui précisément détournent aussi cette autre institution du droit classique qu’est la reconnaissance par les neutres, eux qui ne sont pas neutres, par de grossières manœuvres de reconnaissance d’un gouvernement en exil ou d’un prétendu commandement rebelle.

Dans le contexte d’une agression sans limite, l’État ne doit pas user de la notion de crime de guerre. Au demeurant il n’en a pas besoin. Contre ceux qui sévissent à l’intérieur, il dispose de son propre droit pénal. Et contre les complices présents à l’extérieur, il n’a d’autre moyen que l’appel à une restauration de l’ordre international.

Damien Viguier, le 5 décembre 2013






Aymeric Chauprade : l’oligarchie mondialiste promeut le nihilisme

Entretien avec Aymeric Chauprade paru dans L’Homme nouveau n°1554 du 23 novembre 2013 (extrait), dossier « géopolitique ».

Professeur de géopolitique à l’École de Guerre de 1999 à 2009 et conseiller géopolitique de plusieurs chefs d’État, Aymeric Chauprade, entre deux avions, a accepté de répondre à nos questions sur la situation internationale, l’évolution des grands courants idéologiques en œuvre dans le monde, les principes de la géopolitique ainsi que sur ses derniers ouvrages parus. À ses yeux, l’affrontement qui se déroule dans le monde est celui de l’unipolarité contre la multipolarité, accompagné d’une bipolarité idéologique qui tente de s’installer partout, joignant ainsi les questions géopolitiques à la théorie du Genre. À sa manière, et selon l’approche propre au géopoliticien, Aymeric Chauprade dresse l’éloge de la civilisation française et chrétienne.

Propos recueillis par Philippe Maxence.


Quelle est votre analyse de géopoliticien sur la situation actuelle en Syrie ?

Aymeric Chauprade : L’État syrien qui ne tenait en tant qu’État-nation qu’à travers l’autorité d’un régime fort, produit de l’arabisme baasiste, est aujourd’hui profondément déstabilisé par la poussée de forces extérieures islamistes, soutenues par les pays du Golfe, la Turquie et leurs alliés occidentaux (États-Unis, Royaume-Uni, France). Ces forces extérieures ont réussi à réveiller la vieille opposition de bastions arabo-sunnites travaillés, depuis des décennies, par les Frères musulmans (Homs, Hama). Ne disposant pas de l’appui majoritaire de la population, sauf dans quelques bastions sunnites, les rebelles ont eu comme stratégie de semer la désolation par le terrorisme, de faire sauter des voitures piégées dans le cœur de Damas, de massacrer des chrétiens, des Alaouites et des Kurdes au motif qu’ils soutenaient le régime. C’est oublier que la moitié au moins des sunnites (notamment ceux de la capitale) soutient aussi le régime.

Ce conflit ne saurait se réduire à une opposition schématique entre la majorité arabo-sunnite et les minorités chiites ou chrétiennes. C’est beaucoup plus compliqué que cela. Les réseaux de distribution de l’alimentation étant quasiment tous entre les mains de familles sunnites, les zones tenues par le régime mourraient de faim si tel était le cas. Malheureusement, nous sommes soumis, en France et dans l’ensemble des pays qui mènent une guerre occulte au régime de Bachar el-Assad, à une propagande grossière. Nous avons affaire à cette même propagande occidentale, qui a menti s’agissant de toutes les agressions occidentales depuis 1990, contre l’Irak, contre la Serbie, contre la Libye et aujourd’hui contre la Syrie.



Qu’est-ce qui pousse la France à mener la guerre contre les islamistes au Mali et à soutenir ces derniers en Syrie ?

La France a eu raison d’arrêter la descente islamiste vers l’Afrique subsaharienne. Il fallait y mettre un coup d’arrêt. Il n’y avait pas d’autre solution qu’intervenir militairement et cela aurait même pu être fait plus tôt. Les gauchistes autour de Hollande ont retardé l’échéance de manière critique. Le gouvernement a fortement exposé nos militaires en attendant si longtemps. Cette intervention au Mali montre d’ailleurs toute la pertinence de la coopération militaire française dans la zone francophone et notre valeur ajoutée en matière de stabilité. À ceux qui, il y a quelques années encore, à l’UMP ou au PS, voulaient fermer nos bases en Afrique, l’affaire du Mali rappelle que s’il y a une zone où il est pertinent de continuer à vouloir jouer un rôle militaire, c’est bien l’Afrique francophone.

Ce qui est incohérent c’est de soutenir en Syrie ceux que nous combattons au Mali. Et ce sont bien les mêmes : les mêmes djihadistes internationalistes, qui, depuis l’Afghanistan à l’époque soviétique, se sont retrouvés sur tous les théâtres de djihad, face aux Serbes et aux Croates, face aux baasistes irakiens puis aux chiites d’Irak, face aux armées libyenne et syrienne. Il est frappant de constater que la France ne s’oppose aux islamistes que sur les théâtres où elle exerce encore une certaine influence et c’est le cas en Afrique subsaharienne. Ailleurs, là où elle a perdu son influence au profit des États-Unis, elle s’aligne sur la politique américaine et se retrouve de fait dans le même camp que les islamistes. Bien sûr, en apparence, ce n’était pas le cas en Afghanistan, puisque Américains et Français combattaient côte à côte les talibans mais ce n’était qu’apparence puisque l’État profond américain, pendant ce temps, continuait son jeu trouble avec l’islamisme (et la drogue).



Alors que la France s’est placée sur les positions des États-Unis, doit-on voir dans cette attitude l’influence de groupes de pression comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite ou la mise en jeu d’un faisceau de causes ?

À partir du moment où la France a choisi de détruire, aux côtés des Américains, le baasisme irakien, elle a créé les conditions de l’anéantissement de sa politique arabe. En s’éloignant de l’arabisme modernisateur (mais certes autoritaire), elle s’est retrouvée à jouer la même partition que les Américains. Mais jouer la même partition lorsque l’on n’est pas au même niveau de puissance que les États-Unis, c’est évidemment une erreur stratégique majeure. Cela signifie que la France essaie de peser auprès des mêmes alliés (en l’occurrence Qatar et Arabie Saoudite) et comme, par définition, elle ne peut pas peser le même poids auprès de ces alliés proches des États-Unis, elle est prise dans le piège de la surenchère : la surenchère contre les ennemis moyen-orientaux de ces pays du Golfe, à savoir l’Iran et la Syrie.

La politique arabe de la France s’est donc « naturellement » et mécaniquement transformée en une politique plus royaliste que le roi (les États-Unis) au lieu d’être ce qu’elle avait vocation à rester, une politique d’équilibre. En se mettant en première ligne dans une position agressive, la France n’a plus de marge de manœuvre quand il s’agit de trouver un compromis. Le compromis est trouvé entre Washington et Moscou et c’est ce qui s’est passé en Syrie. Nos gouvernants ont détruit les fondamentaux de notre politique étrangère. Et cette destruction est le double résultat de l’adoption de la normalisation européenne (qui consiste à remplacer toute « Realpolitik » par une politique des Droits de l’homme) et de l’alignement sur les États-Unis.

Nous avons sur ce sujet, comme sur d’autres, la preuve de la combinaison malheureuse de l’européisme et de l’atlantisme, du masque des Droits de l’homme et de la politique des intérêts américains à la place de la politique des intérêts français. Bien sûr, il est possible, et probable même, que l’argent du Qatar déversé abondamment en France y soit pour quelque chose. Nos gouvernants se caractérisent à la fois par l’absence de sens du bien commun et par l’appétit pour l’argent. Ils ne croient ni en Dieu ni en la nation, ni dans le peuple puisque le mot populisme est un gros mot pour eux. Alors en quoi voudriez-vous qu’ils croient hormis l’argent?
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 12 Déc 2013 19:13

Un peu de lecture pour ceux qui suivent le dossier syrien: ils seront étonnés de l'ampleur des crapuleries qui y sont mises en oeuvre
par les agents du Nouvel Ordre Mondial:


11 décembre 2013
Le sarin de qui ? (London Review of Books)

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Seymour HERSH
Barack Obama n’a pas tout dit cet automne quand il a essayé de nous convaincre que Bashar al-Assad était responsable des attaques à l’arme chimique près de Damas le 22 août. Dans certaines circonstances, il a omis des informations importantes, et dans d’autres, il a présenté des suppositions comme des faits. Plus important, il n’a pas reconnu un fait bien connu de la communauté des services de renseignements : que l’armée syrienne n’est pas la seule partie dans la guerre civile de ce pays à avoir accès au sarin, ce gaz neurotoxique qui d’après une étude de l’ONU – qui n’assigne aucune responsabilité – a été utilisé dans l’attaque à la roquette. Durant les mois qui ont précédé cette attaque, les services de renseignements américains ont produit une série de rapports classés hautement confidentiels, culminant par un Operation Order – un document de planification en prévision d’une invasion au sol – qui citait des preuves que le Front al-Nosra, un groupe de djihadistes affilié à Al-Qaïda, maîtrisait la technique de production du sarin et était capable d’en produire en quantité. Quand les attaques ont eu lieu, al-Nosra aurait dû faire partie des suspects, mais le gouvernement a sélectionné avec soin les renseignements qui pouvaient justifier une frappe contre Assad.

Dans son discours télévisé national sur la Syrie, le 10 Septembre, Obama a fermement rejeté la responsabilité de l’attaque au gaz sarin, sur la banlieue de Ghouta Est tenue par les rebelles, sur ​​le gouvernement d’Assad, et a clairement indiqué qu’il était prêt à mettre à exécution ses mises en garde publiques antérieures selon lesquelles l’utilisation d’armes chimiques était une « ligne rouge » à ne pas franchir : « le gouvernement d’Assad a gazé à mort plus de mille personnes, a-t-il dit. « Nous savons que le régime d’Assad est responsable ... Et c’est pourquoi, après mûre réflexion, j’ai décidé qu’il est dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis de riposter à l’utilisation par le régime Assad d’armes chimiques par une frappe militaire ciblée. » Obama allait entrer en guerre pour appuyer une menace publique, mais il le faisait sans savoir avec certitude qui avait fait quoi au petit matin du 21 Août.

Il a cité une liste de ce qui semblait être des preuves durement arrachées de la culpabilité de M. Assad : « Dans les jours qui ont précédé le 21 Août, nous savons que le personnel d’armes chimiques d’Assad s’étaient préparé pour une attaque près d’une zone où se fabriquait le gaz sarin. Ils ont distribué des masques à gaz pour leurs troupes. Puis ils ont tiré des roquettes à partir d’une zone contrôlée par le régime sur 11 quartiers que le régime avait tenté de nettoyer de toute force d’opposition ». La certitude d’Obama fut relayée à l’époque par Denis McDonough, son chef de cabinet, qui a déclaré au New York Times : « Aucun de mes interlocuteurs n’a de doute sur cette information » qui établit un lien direct entre Assad et son régime et les attaques au sarin.

Mais au cours de récentes interviews avec des officiers du renseignement et militaires en exercice et à la retraite, j’ai trouvé une forte préoccupation, et parfois de la colère, sur ce qui a été perçu à plusieurs reprises comme une manipulation délibérée de l’information. Un officier de renseignement de haut niveau, dans un e-mail à un collègue, a qualifié les assurances de l’administration sur la responsabilité d’Assad de « ruse ». L’attaque « n’est pas l’oeuvre du régime actuel », écrit-il. Un ancien haut fonctionnaire du renseignement m’a dit que l’administration Obama avait déformé les informations disponibles - en termes de chronologie et de séquence - pour permettre au président et à ses conseillers de donner l’impression que l’information avait été obtenue en temps réels, au moment même où l’attaque se produisait. La distorsion, dit-il, lui rappelait l’incident du golfe du Tonkin en 1964, lorsque l’administration Johnson a inversé la séquence des messages interceptés par la NSA pour justifier l’un des premiers bombardements du Nord-Vietnam. Le même responsable a dit qu’il y avait une immense frustration au sein de la bureaucratie militaire et du renseignement : « Les gars lèvent les bras au ciel en disant : « Comment pouvons-nous aider ce gars » - Obama - « si lui et ses copains à la Maison Blanche inventent les informations au fur et à mesure ? »

Les plaintes portent principalement sur ce que Washington n’avait pas : un signe annonciateur quelconque chez l’auteur présumé de l’attaque. La communauté du renseignement militaire produit depuis des années chaque matin un résumé de renseignement hautement classifié, connu comme le Morning Report (rapport matinal), pour le secrétaire à la Défense et le président des chefs d’état-major ; une copie est transmise aussi au conseiller à la sécurité nationale et au directeur du renseignement national. Le Morning Report ne contient aucune information politique ou économique, mais fournit un résumé des événements militaires importants à travers le monde, avec tous les renseignements disponibles à leur sujet. Un consultant supérieur du renseignement m’a dit que peu de temps après l’attaque, il a examiné les rapports du 20 au 23 Août. Pendant deux jours - les 20 et 21 août - il n’y avait aucune mention de la Syrie. Le 22 Août l’élément principal dans le rapport traitait de l’Egypte ; un autre article abordait les changements internes dans la structure de commandement de l’un des groupes rebelles en Syrie. Rien n’avait été noté sur l’utilisation du gaz neurotoxique à Damas ce jour-là. Ce n’est que le 23 Août que l’utilisation du sarin est devenue une question dominante, alors que des centaines de photos et de vidéos du massacre avaient déjà fait le tour du monde en quelques heures sur YouTube, Facebook et autres sites de médias sociaux. À ce stade, l’administration n’en savait pas plus que le public.

Obama a quitté Washington tôt le 21 Août pour une tournée mouvementée de conférences de deux jours à New York et en Pennsylvanie ; selon le bureau de presse de la Maison Blanche, il a été informé plus tard dans la journée de l’attaque, et de la colère grandissante du public et des médias, L’absence de toute information sur le terrain était évidente le 22 Août, lorsque Jen Psaki, porte-parole du département d’Etat, a déclaré aux journalistes : « Nous ne pouvons pas déterminer avec certitude l’utilisation d’armes chimiques. Mais nous consacrons tout notre temps à cette affaire... à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour établir les faits » Le ton de l’administration s’est durci de 27 Août, quand Jay Carney, attaché de presse de M. Obama, a déclaré aux journalistes - sans fournir aucune information précise - que toutes les suggestions que le gouvernement syrien n’était pas responsable « sont aussi absurdes que de suggérer que l’attaque n’a jamais eu lieu. »

L’absence d’alerte immédiate au sein de la communauté du renseignement américain démontre qu’il n’y avait pas d’information sur les intentions syriennes dans les jours ont précédé l’attaque. Et il y a au moins deux façons pour les États-Unis d’en avoir eu connaissance à l’avance : les deux ont été abordés dans l’un des documents secrets américains des services de renseignement qui ont été rendus publics ces derniers mois par Edward Snowden, l’ancien sous-traitant de la NSA.

Le 29 Août, le Washington Post a publié des extraits du budget annuel pour tous les programmes nationaux de renseignement, agence par agence, fournis par Snowden. En consultation avec l’administration Obama, le journal a choisi de publier seulement une petite partie du document de 178 pages, qui a une classification plus élevée que top secret, mais il a résumé et publié un article traitant de certains problématiques. Un d’entre eux est l’absence de surveillance du bureau d’Al-Assad. Le document indique que le réseau mondial d’écoute électronique de la NSA avait été « en mesure de surveiller les communications non cryptées entre hauts responsables militaires dès le début de la guerre civile ». Mais qu’il s’agissait d’ « une vulnérabilité dont les forces du président Bachar al-Assad se ont apparemment rendus compte plus tard ». En d’autres termes, la NSA n’avait plus accès aux conversations du haut commandement militaire en Syrie, parmi lesquelles les communications cruciales d’Assad, telles que les ordres pour une attaque au gaz neurotoxique. (Dans ses déclarations publiques depuis le 21 Août, l’administration Obama n’a jamais prétendu avoir des informations précises reliant personnellement Assad à l’attaque.)

Le quotidien a également fourni la première indication de l’existence d’un système de capteurs secrets à l’intérieur de la Syrie, conçu pour fournir un avertissement précoce sur toute modification de statut des armes chimiques de l’arsenal du régime. Les capteurs sont suivis par le National Reconnaissance Office, l’organisme qui contrôle tous les satellites de renseignement américains en orbite. Selon le résumé du Washington Post, le NRO est également chargé « de l’extraction de données à partir de capteurs placés sur le terrain » à l’intérieur de la Syrie. L’ancien responsable du renseignement, qui avait une connaissance directe du programme, m’a dit que les capteurs NRO ont été implantés près de tous les sites de stockage d’armes chimiques connus en Syrie. Ils sont conçus pour assurer une surveillance constante de la circulation des ogives chimiques stockées par l’armée. Mais beaucoup plus important, en termes d’alerte, est la capacité des capteurs d’alerter les services de renseignements des États-Unis et d’Israël lorsque les ogives sont armés de sarin. (En tant que pays voisin, Israël a toujours été à l’affût des changements dans l’arsenal chimique syrien, et travaille en étroite collaboration avec les services de renseignement américains sur les premiers avertissements.) Une ogive chimique, une fois chargée de sarin, a une durée de vie de quelques jours seulement - l’agent neurotoxique provoque presque immédiatement une corrosion de la fusée : c’est une arme de destruction massive qui, une fois préparée, doit être utilisée immédiatement sinon elle est perdue. « L’armée syrienne n’a pas trois jours pour se préparer à une attaque chimique, » m’a dit l’ancien responsable du renseignement. « Nous avons créé ce système de capteurs pour déclencher une première alerte, comme une alerte de raid aérien ou une alarme d’incendie. On ne peut pas attendre trois jours parce que toutes les personnes impliquées seraient déjà mortes. C’est soit toute suite, soit trop tard. Vous ne passez trois jours à préparer un tir de gaz neurotoxique. » Les capteurs n’ont détecté aucun mouvement dans les mois et les jours qui ont précédé le 21 Août, a déclaré l’ancien fonctionnaire. Il est bien entendu possible que le sarin ait été fourni à l’armée syrienne par d’autres biais, mais l’absence d’avertissement signifie que Washington n’était pas en mesure de surveiller en temps réel les événements de Ghouta Est.

Les capteurs ont déjà fonctionné dans le passé, chose que les dirigeants syriens ne savaient que trop bien. Au mois de décembre dernier, le système de capteurs a détecté des signes de ce qui semblait être une production de sarin dans un dépôt d’armes chimiques. Il n’était pas immédiatement clair si l’armée syrienne simulait la production de gaz sarin dans le cadre d’un exercice (tous les militaires font constamment ce genre d’exercices) ou si elle préparait réellement une attaque. A l’époque, Obama avait publiquement mis en garde la Syrie que l’emploi de sarin était « totalement inacceptable » ; un message similaire avait été également transmis par voie diplomatique. Par la suite, l’incident se révéla faire partie d’une série d’exercices, selon l’ancien haut responsable du renseignement : « Si ce que les capteurs ont détecté en décembre dernier était suffisamment important pour que le Président en arrive à leur dire « Arrêtez ça », pourquoi n’a-t-il pas émis le même avertissement trois jours avant l’attaque au gaz du mois d’août ? »

La NSA bien sûr surveillerait le bureau d’Assad 24/24h si elle le pouvait, a déclaré l’ancien fonctionnaire. D’autres communications - de différentes unités de l’armée au combat à travers la Syrie - seraient beaucoup moins importantes, et ne seraient pas analysées en temps réel. « Il y a littéralement des milliers de fréquences radio tactiques utilisées par les unités sur le terrain en Syrie pour des communications de routine banales, dit-il , « et il faudrait mobiliser un très grand nombre de cryptologues de la NSA - et le retour utile serait que dalle. » Mais le « bavardage » est néanmoins régulièrement stocké sur des ordinateurs. Lorsque l’ampleur des événements du 21 août fut perçue, la NSA a mis sur pied un effort global pour chercher des indices annonciateurs de l’attaque, en examinant toutes les archives des communications stockées. Un ou deux mots clés sont choisis et un filtre est employé pour retrouver les conversations pertinentes. « Ce qui s’est passé ici, c’est que les imbéciles [weenies] de la NSA sont partis d’un événement - l’utilisation de sarin - et ont tenté de retrouver des conversations susceptibles d’être en rapport avec cet évènement » a déclaré l’ex-fonctionnaire. « Cela ne donne pas une évaluation très fiable, sauf si vous partez du principe que Bachar al-Assad a ordonné l’attaque et qu’ensuite vous cherchez tout ce qui pourrait le confirmer. ». Le tri sélectif des données était similaire à la procédure utilisée pour justifier la guerre en Irak.

La Maison Blanche a eu besoin de neuf jours pour préparer son dossier contre le gouvernement syrien. Le 30 Août, elle a invité un groupe de journalistes à Washington (au moins un journaliste souvent critique, Jonathan Landay, le correspondant sur les questions de sécurité nationale pour McClatchy Newspapers, n’a pas été invité), et leur a remis un document soigneusement étiqueté comme une « évaluation du gouvernement », plutôt que comme une évaluation des services de renseignement. Le document était essentiellement un argumentaire politique pour soutenir les accusations de l’administration contre le gouvernement Assad. Cependant, il était plus précis qu’Obama ne le sera plus tard, dans son discours du 10 Septembre : les services de renseignement américains, disait le document, savaient que la Syrie avait commencé à « préparer des armes chimiques » trois jours avant l’attaque. Dans un discours agressif prononcé plus tard ce jour-là, John Kerry a fourni plus de détails. Il a dit que « le personnel d’armes chimiques » de la Syrie « étaient sur le terrain, dans la région, en train de faire des préparatifs » dès le 18 Août. « Nous savons qu’il a été dit à des éléments du régime syrien de se préparer à une attaque en mettant des masques à gaz et de prendre des précautions liées à des armes chimiques. » L’évaluation du gouvernement et les commentaires de Kerry laissaient entendre que l’administration avait suivi en direct l’attaque au gaz sarin. C’est cette version là, fausse mais non contestée, qui a été largement diffusée à l’époque.

Une réaction imprévue est venue sous la forme de plaintes formulées par la direction de l’Armée Syrienne Libre et d’autres sur l’absence de mise en garde. « C’est incroyable, ils n’ont rien fait pour avertir les gens ou essayer d’arrêter le régime avant le crime, » a déclaré Razan Zaitouneh, un député de l’opposition qui a vécu dans une des villes touchées par le sarin, à la revue Foreign Policy. Le quotidien Daily Mail a été plus direct : « Un rapport des services de renseignement indique que des responsables américains étaient au courant de l’attaque au gaz neurotoxique en Syrie trois jours avant qu’elle ne tue 1400 personnes - dont plus de 400 enfants. » (Le nombre de morts suite à l’attaque varie considérablement, d’un minimum de 1429, selon le chiffre initialement annoncé par l’administration Obama, à beaucoup moins ; un groupe syrien de défense des droits de l’homme a fait état de 502 morts ; Médecins sans Frontières en a annoncé 355, et un rapport français a répertorié 281 cas de décès connus. Le chiffre étonnamment précis avancé par les Etats-Unis était fondé, selon un rapport ultérieur publié par le Wall Street Journal, non pas sur un décompte réel des corps, mais sur une extrapolation effectuée par les analystes de la CIA , qui ont introduit plus d’une centaine de vidéos de Ghouta trouvées sur YouTube dans un système informatique et ont ensuite examiné les images pour trouver des cadavres. En d’autres termes, ce n’était guère plus qu’une conjecture.)

Cinq jours plus tard, un porte-parole du Bureau du directeur du renseignement national a répondu aux plaintes. Une déclaration à l’agence Associated Press disait que les informations sur lesquelles étaient fondées les affirmations antérieures de l’administration n’étaient pas connues au moment de l’attaque, mais n’avaient été récupérées que par la suite : « Soyons clairs, les États-Unis n’ont pas observé, en temps réel, comment cette attaque terrible a eu lieu. Les services de renseignement ont pu recueillir et analyser les informations après les faits et déterminer que les éléments du régime d’Assad ont en effet pris des mesures pour se préparer avant d’utiliser des armes chimiques. » Mais comme la presse américaine avait déjà son histoire à raconter, cette rétraction n’a reçue que peu d’attention. Le 31 Août, le Washington Post, en s’appuyant sur l’évaluation du gouvernement, a rapporté de manière saisissante et en première page que les services de renseignement américains avaient pu enregistrer « chaque étape » de l’attaque par l’armée syrienne en temps réel, « depuis les vastes préparatifs pour le lancement de fusées jusqu’aux évaluations effectuées après l’action par des responsables syriens ». Le journal n’a pas publié le correctif d’Associated Press et la Maison Blanche a gardé sa mainmise sur la version des évènements.

Et donc, lorsque Obama a déclaré le 10 Septembre que son administration savait que le personnel d’armes chimiques d’Assad avait préparé l’attaque à l’avance, il fondait sa déclaration non pas sur des informations interceptées en direct, mais sur des communications analysées plusieurs jours après le 21 Août. L’ancien responsable du renseignement a expliqué que la chasse aux échanges pertinents est remontée jusqu’à l’exercice détecté au mois de décembre précédent, dans lequel, comme Obama l’a dit plus tard en public, l’armée syrienne avait mobilisé le personnel d’armes chimiques et distribué des masques à gaz à ses troupes. L’évaluation de la Maison Blanche et le discours d’Obama ne constituent pas une description précise des événements qui ont précédé l’attaque du 21 Août mais un compte-rendu d’une séquence de mesures que l’armée syrienne prendrait en cas d’attaque chimique. « Ils ont reconstitué l’histoire, » a déclaré l’ex-fonctionnaire, « à partir de différentes pièces. Le modèle employé était celui qui remonte au mois de Décembre ». Il est possible, bien sûr, que Barack Obama n’était pas au courant que ce compte-rendu avait été établi à partir d’une analyse du protocole de l’armée syrienne en cas d’attaque au gaz, plutôt que sur des observations directes. Quoi qu’il en soit, il était arrivé à une conclusion hâtive.

La presse allait emboîter le pas. Le rapport de l’ONU du 16 Septembre confirmant l’utilisation de sarin a pris soin de préciser que l’accès des enquêteurs sur les lieux de l’attaque, cinq jours après qu’elle ait eu lieu, avait été sous le contrôle des forces rebelles. « Comme pour d’autres sites, » avertit le rapport , « ces sites ont été largement fréquentés par d’autres personnes avant l’arrivée de la mission ... Pendant notre séjour, des individus sont arrivés en transportant d’autres munitions suspectes, ce qui indique que ces éléments de preuve potentiels sont en train d’être déplacés et peut-être manipulés ». Pourtant, le New York Times s’est emparé du rapport, à l’instar des responsables américains et britanniques, pour affirmer que celui-ci fournissait des preuves accablantes qui confirmaient les affirmations de l’administration. Une annexe au rapport de l’ONU reproduit des photos prises sur YouTube de quelques munitions récupérées, dont une fusée qui « correspond précisément » aux caractéristiques d’un obus d’artillerie de calibre 330. Le New York Times a écrit que l’existence de ces fusées prouvait sans conteste que le gouvernement syrien était responsable de l’attaque « parce que de telles armes n’avaient jamais été signalées entre les mains de l’insurrection ».

Theodore Postol, professeur de technologie et de sécurité nationale au MIT, a examiné les photos de l’ONU avec un groupe de collègues et a conclu que la grosse fusée de calibre était une munition improvisée qui avait été très probablement fabriquée localement. Il m’a dit qu’elle était « quelque chose que vous pourriez fabriquer dans un atelier d’usinage artisanal ». La fusée dans les photos, a-t-il ajouté, ne correspond pas aux spécifications d’une fusée similaire mais plus petite connue comme faisant partie de l’arsenal syrien. Le New York Times, s’appuyant à nouveau sur ​​les données du rapport de l’ONU, a également analysé la trajectoire de vol de deux des roquettes tirées et soupçonnées d’avoir transporté du sarin, et a conclu que l’angle de descente « pointait directement » vers une base de l’armée syrienne située à plus de neuf kilomètres de la zone d’impact. Postol, qui a été conseiller scientifique auprès du chef des opérations navales du Pentagone, a déclaré que les affirmations du Times et d’autres « n’étaient pas fondées sur des observations réelles ». Il a conclu que les analyses de la trajectoire de vol en particulier étaient, selon ses termes dans un courrier électronique, « complètement loufoques », car une étude approfondie démontrait qu’il était « improbable » que la portée de ces roquettes improvisées soit supérieur à deux kilomètres. Postol et un collègue, Richard M. Lloyd, ont publié une analyse deux semaines après le 21 Août dans laquelle ils ont correctement calculé que les roquettes impliquées transportaient beaucoup plus de sarin que précédemment estimé. Le Times a rapporté en détail cette analyse, en décrivant Postol et Lloyd comme des « experts de premier plan en armement ». Mais l’étude ultérieure des deux hommes sur les trajectoires des fusées, qui contredisait les précédents rapports du Times, a été envoyée au journal la semaine dernière et, à ce jour, le quotidien n’en a toujours pas fait état.

La fausse déclaration de la Maison Blanche sur ce qu’elle savait à propos de l’attaque, et quand elle l’a sue, n’a eu d’égal que sa volonté de ne pas tenir compte des renseignements qui pouvaient nuire à sa version des événements. Cette information concerne al-Nosra, le groupe rebelle islamiste désigné par les Etats-Unis et les Nations Unies comme une organisation terroriste. al-Nosra est connue pour avoir réalisé des dizaines d’attentats suicides contre des chrétiens et autres sectes musulmanes non sunnites à l’intérieur de la Syrie, et pour avoir attaqué son allié initial dans la guerre civile, l’Armée Syrienne Libre (ASL) laïque. Son objectif déclaré est de renverser le régime d’Assad et d’instaurer la charia. (Le 25 Septembre al-Nosra a rejoint plusieurs autres groupes rebelles islamistes en répudiant l’ASL et une autre faction laïque, la Coalition Nationale Syrienne.)

Le redoublement d’intérêt américain pour al-Nosra et le sarin a été provoqué par une série de petites attaques à l’arme chimique qui se sont produites en Mars et Avril ; à l’époque, le gouvernement syrien et les rebelles s’accusaient mutuellement. L’ONU a finalement conclu que quatre attaques chimiques avaient eu lieu, mais sans attribuer de responsabilité. Un fonctionnaire de la Maison Blanche a déclaré à la presse fin avril que les services de renseignement avaient estimé « avec différents niveaux de certitude » que le gouvernement syrien était responsable de ces attaques. Assad avait franchi la « ligne rouge » d’Obama. L’évaluation d’avril a fait la une des journaux mais quelques mises en garde importantes ont été perdues en cours de route. Le fonctionnaire anonyme qui a dirigé la séance d’information a reconnu que les évaluations des services de renseignement « ne sont pas à elles seules suffisantes ». « Nous voulons, a-t-il dit, enquêter au-delà de ces évaluations pour recueillir des faits afin que nous puissions établir un ensemble d’informations crédibles et corroborées qui peuvent ensuite être transmises à nos décideurs. » En d’autres termes, la Maison Blanche avait aucune preuve directe de l’implication de l’armée ou du gouvernement syriens, un fait rarement mentionné par la presse. Le discours musclé d’Obama passait bien auprès du public et du Congrès qui considéraient Assad comme un assassin sans pitié.

Deux mois plus tard, un communiqué de la Maison Blanche a annoncé un changement dans l’évaluation de la culpabilité syrienne et a déclaré que les services de renseignement avaient maintenant « une grande certitude » que le gouvernement Assad était responsable de pas moins de 150 décès dus à des attaques au sarin. Ce qui a fait encore plus la une des journaux. On annonça à la presse qu’Obama, en réponse à cette nouvelle donnée, avait ordonné une augmentation de l’aide non létale à l’opposition syrienne. Mais encore une fois, il y avait d’importantes réserves. Cette nouvelle information contenait un rapport selon lequel les responsables syriens avaient planifié et exécuté les attaques. Aucun détail n’était fourni, pas plus que l’identité des auteurs du rapport. Le communiqué de la Maison Blanche précisait que l’analyse en laboratoire avait confirmé l’utilisation de sarin, mais aussi que cette utilisation confirmée de l’agent neurotoxique « ne nous dit pas comment ni où les individus ont été exposés ni qui est responsable de sa diffusion ». La Maison Blanche a en outre déclaré : « Nous n’avons pas de rapports corroborés et fiables qui indiquent que l’opposition en Syrie a acquis ou utilisé des armes chimiques ». Cette déclaration contredit les preuves fournies à l’époque par les services de renseignement des États-Unis.

Dès la fin du mois de mai, m’a dit le consultant du renseignement, la CIA avait informé l’administration Obama sur al-Nosra et son emploi de sarin, et avait envoyé des rapports alarmants qu’un autre groupe fondamentaliste sunnite actif en Syrie, al-Qaïda en Irak (AQI), avait également maîtrisé la fabrication de sarin. À l’époque, al-Nosra opérait dans les zones proches de Damas, y compris à Ghouta Est. Un document des services de renseignement émis au milieu de l’été a abondamment traité la cas de Ziyaad Tariq Ahmed, un expert en armes chimiques et ancien membre de l’armée irakienne, dont la présence était signalée en Syrie et qui opérait dans la région de Ghouta Est. Le consultant m’a dit que Tariq avait été identifié « comme un gars d’al-Nosra, connu pour avoir fabriqué du gaz moutarde en Irak et comme quelqu’un impliqué dans la fabrication et l’utilisation de sarin. » Il est considéré comme une cible majeure par l’armée américaine.

Le 20 Juin, un câble top secret de quatre pages récapitulant les capacités d’al-Nosra en armes chimiques fut transmis à David R. Shedd, vice-directeur de la Defense Intelligence Agency [Renseignement de l’Armée - NddT]. « Shedd a été informé de manière précise et complète », a dit le consultant. « Ce n’était pas un tas de « nous pensons que... ». » Il m’a dit que le câble ne précisait pas si c’était les rebelles ou l’armée syrienne qui avaient lancé les attaques en Mars et Avril, mais il confirmait les rapports antérieurs selon lesquels al-Nosra avait la possibilité d’acquérir et d’utiliser le sarin. Un échantillon du sarin utilisé avait également été récupéré - à l’aide d’un agent israélien - mais, selon le consultant, on ne trouve aucune mention de cet échantillon dans les échanges de câbles.

Indépendamment de ces évaluations, les chefs d’état-major, en prévision d’un envoi de troupes américaines en Syrie pour s’emparer des stocks d’agents chimiques du gouvernement, ont demandé une analyse générale des menaces potentielles. « L’Ordre d’Opération fournit la base de l’exécution d’une mission militaire, lorsqu’elle est ordonnée » a expliqué l’ancien responsable du renseignement. « Cela inclut l’éventuelle nécessité d’envoyer des soldats américains sur un site chimique syrien pour empêcher les rebelles de s’en saisir. Si les rebelles djihadistes devaient prendre le contrôle d’un site, l’hypothèse est qu’Assad ne nous attaquerait pas parce que nous serions en train de protéger les produits chimiques des rebelles. Tous les Ordres d’Opération contiennent une estimation des menaces potentielles. Nous avions des analystes techniques de la CIA, de la Defense Intelligence Agency, de spécialistes en armements, et des gens des services d’alerte qui travaillaient sur le problème ... Ils ont conclu que les forces rebelles étaient capables d’attaquer les forces américaines avec du sarin parce qu’ils étaient capables d’en produire. Cette conclusion s’appuyait sur des indications et des renseignements humains, ainsi que sur des intentions exprimées et la capacité technique des rebelles. »

Il est prouvé que pendant l’été des membres des chefs d’état-major ont été troublés par la perspective d’une invasion terrestre de la Syrie ainsi que par le désir professé par Obama de fournir un appui non létal aux factions rebelles. En Juillet, le général Martin Dempsey, président du Conseil des Chefs d’état-major, a fourni une évaluation pessimiste en déclarant, au cours d’une audition publique devant la Commission des Armées du Sénat, que « des milliers d’hommes des forces spéciales et d’autres forces terrestres » seraient nécessaires pour s’emparer de l’arsenal très dispersé d’armes chimiques en Syrie, ainsi que « des centaines d’avions, de navires, de sous-marins et autres matériels de logistique ». Les estimations du Pentagone étaient de soixante-dix mille hommes, en partie parce que les forces américaines auraient également à protéger la flotte de fusées syriennes : l’accès à de grandes quantités de produits chimiques pour créer du sarin n’avait pas grand intérêt pour les rebelles sans les moyens requis pour l’expédier. Dans une lettre au sénateur Carl Levin, Dempsey a mis en garde que la décision de saisir l’arsenal syrien pourrait avoir des conséquences inattendues : « Nous avons appris de ces dix dernières années, cependant, qu’il ne suffit pas de simplement modifier l’équilibre des forces militaires si on ne prête pas soigneusement attention à préserver le fonctionnement de l’état... Si les institutions du régime devaient s’effondrer en l’absence d’une opposition viable, nous pourrions par inadvertance donner le pouvoir aux extrémistes ou libérer les armes chimiques que nous cherchons justement à contrôler ».

La CIA a refusé de commenter cet article. Le porte-parole de la DIA et le Bureau du directeur du renseignement national (Office of the Director of National Intelligence - ODNI) ont dit qu’ils n’étaient pas au courant du rapport de Shedd et, lorsqu’ils ont reçu les références précises du câble, ont dit qu’ils ne le trouvaient pas. Shawn Turner, directeur des affaires publiques de l’ODNI, a déclaré qu’aucune agence de renseignement américaine, y compris la DIA , « n’affirme que le Front al-Nosra a réussi à développer une capacité à fabriquer du sarin ».

Les responsables des affaires publiques de l’administration sont moins préoccupés par le potentiel militaire d’al-Nosra que Shedd dans ses déclarations publiques. À la fin de juillet, il a donné un compte-rendu alarmant sur la puissance d’al-Nosra au Forum annuel sur la sécurité à Aspen, dans le Colorado. « On compte pas moins de 1200 groupes disparates au sein de l’opposition » a dit Shedd, selon un enregistrement de sa présentation. « Et parmi cette opposition, le Front al-Nosra est ... le plus efficace et gagne en force. » Ceci, a-t-il dit, « est une grave préoccupation pour nous. Si rien n’est fait, je suis très inquiet que les éléments les plus radicaux » - il a également cité Al-Qaïda en Irak - « prennent le pouvoir ». La guerre civile, a-t-il ajouté, « ne fera que s’aggraver au fil du temps ... la violence incommensurable est encore à venir. » Shedd n’a fait aucune mention d’armes chimiques dans son intervention, mais il n’en avait pas l’autorisation : les rapports reçus à son bureau étaient hautement confidentiels.

Une série de dépêches secrètes sur la Syrie pendant l’été ont signalé que des membres de l’ASL se plaignaient auprès des services de renseignement américains d’attaques répétées sur leurs forces par les combattants d’al-Nosra et al-Qaïda. Les rapports, selon le consultant du renseignement qui les avait lus, fournissaient la preuve que l’ASL est « plus préoccupée par les cinglés que par Assad ». L’ASL est composée en grande partie de transfuges de l’armée syrienne. L’administration Obama, déterminée à faire tomber le régime d’Assad et à poursuivre le soutien aux rebelles, a cherché dans ses déclarations publiques depuis l’attaque à minimiser l’influence des factions salafistes et wahhabites. Au début de Septembre, John Kerry a abasourdi un auditoire du Congrès en affirmant soudainement qu’al-Nosra et d’autres groupes islamistes étaient des acteurs minoritaires au sein de l’opposition syrienne. Plus tard, il a retiré ses propos.

Après le 21 Août, à la fois lors des séances d’information publiques et privées, l’administration a ignoré les informations disponibles sur l’accès potentiel d’al-Nosra au sarin et a continué à prétendre que le gouvernement Assad était le seul à détenir des armes chimiques. Tel est le message véhiculé dans les différents briefings secrets que les membres du Congrès ont eus dans les jours qui ont suivi l’attaque, lorsque Obama cherchait du soutien pour son offensive par missile contre des installations militaires syriennes. Un législateur avec plus de 20 ans d’expérience dans les affaires militaires m’a dit qu’il est reparti d’une de ces séances avec la conviction que « seul le gouvernement Assad possédait du sarin et pas les rebelles. » De même, après la publication du rapport de l’ONU le 16 Septembre qui confirmait que du sarin avait été utilisé le 21 Août, Samantha Power, l’ambassadrice américaine à l’ONU, a déclaré lors d’une conférence de presse : « Il est très important de noter que seul le régime [ Assad ] possède du sarin, et nous n’avons aucune preuve que l’opposition en possède ».

On ne sait pas si le rapport hautement confidentiel sur al-Nosra a été mis à la disposition de Power, mais son commentaire était à l’image de l’attitude qui prévalait au sein de l’administration . « L’hypothèse première était que Assad avait fait le coup, » m’a dit l’ancien responsable du renseignement . « Le nouveau directeur de la CIA [ John ] Brennan, a sauté à cette conclusion... s’est pointé à la Maison Blanche et a dit : « Regardez ce que j’ai » C’était verbal, ils ont juste brandi la chemise tachée de sang. Il y avait beaucoup de pression politique pour convaincre Obama d’aider les rebelles, et il y avait un vœu pieu que ce [lien entre Assad et l’attaque au gaz sarin ] forcerait la main d’Obama : « Voici le télégramme de Zimmermann de la rébellion syrienne et à présent Obama peut réagir ». Un vœu pieu partagé par les partisans de Samantha Power au sein de l’administration. Pas de chance, certains membres des chefs d’état-major ont été alertés qu’il allait attaquer et ont fait savoir que ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça. »

L’idée d’une attaque américaine par missiles sur la Syrie n’a jamais convaincu l’opinion publique et Obama s’est rapidement tourné vers l’ONU et la proposition russe de démanteler l’industrie de guerre chimique syrienne. Toute possibilité d’une action militaire fut définitivement écartée le 26 Septembre lorsque l’administration s’est joint à la Russie pour approuver un projet de résolution de l’ONU demandant au gouvernement Assad de se débarrasser de son arsenal chimique. La marche arrière de M. Obama fut un soulagement pour de nombreux hauts responsables militaires. (Un conseiller de haut niveau pour les opérations spéciales m’a dit que l’attaque par missile, mal conçue, sur les aérodromes militaires syriens et les sites de missiles, comme initialement prévue par la Maison Blanche, aurait été « l’équivalent d’un soutien aérien rapproché pour al-Nosra. »)

La distorsion par l’administration des faits entourant l’attaque au sarin soulève une question incontournable : savons-nous tout sur l’empressement qu’Obama a eu pour ne pas mettre sa menace de « ligne rouge » à exécution et bombarder la Syrie ? Il prétendait avoir un dossier en béton, puis tout à coup a décidé de porter la question devant le Congrès, pour ensuite accepter l’offre de M. Assad de renoncer à ses armes chimiques. Il semble possible qu’à un moment donné il a été directement confronté à des informations contradictoires : des éléments suffisamment solides pour le persuader d’annuler son plan d’attaque, quitte à subir les critiques que le Républicains n’allaient pas manquer de lui faire.

La résolution de l’ONU, adoptée le 27 Septembre par le Conseil de sécurité, a indirectement avancé l’idée que les forces rebelles comme al- Nousra devaient également désarmer : « aucune partie en Syrie ne devra utiliser, développer, produire, acquérir, stocker, conserver ou transférer des armes [ chimiques ]. » La résolution demande également que le Conseil de sécurité soit immédiatement informé si un groupe non-étatique « acquiert des armes chimiques ». Aucun groupe n’est nommément cité. Tandis que le régime syrien poursuit le démantèlement de son arsenal chimique, l’ironie est qu’après la destruction du stock d’agents chimiques d’Assad, al-Nosra et ses alliés islamistes pourraient se retrouver comme la seule faction à l’intérieur de la Syrie capable de fabriquer du sarin, une arme stratégique différente de toute autre dans la zone de guerre. Il reste peut-être encore des choses à négocier.

Seymour M. Hersh

http://www.lrb.co.uk/2013/12/08/seymour ... hose-sarin

Traduction « une preuve de plus que les bellicistes sont menteurs et manipulateurs » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Source:
http://www.legrandsoir.info/le-sarin-de ... books.html
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 12 Déc 2013 20:39

A propos de Nouvel Ordre Mondial, Emmanuel Ratier (auteur de la publication la mieux informée de France peut-être, "Faits et Documents") recevait successivement:
Aymeric Chauprade et Pierre Hillard: de quoi se faire une idée substantielle de ce qu'il représente. Ci-dessous le lien du podcast, accessible gratuitement pendant
quelques jours:


http://www.radiocourtoisie.fr/16538/lib ... ndialisme/



Libre Journal de la résistance française du 11 décembre 2013 : “France, Europe, monde : équilibres et tensions des grandes puissances ; Où va le mondialisme ?”

Par Emmanuel Ratier | 11 décembre 2013 | Libre Journal de la résistance française | Mots clés : Aymeric Chauprade . Europe . France . Géopolitique . Jean-Paul Chayrigues de Olmetta . mondialisme . Pierre Hillard

Emmanuel Ratier, assisté de Pascal Lassalle, recevait Aymeric Chauprade, géopolitologue, Pierre Hillard, écrivain et Jean-Paul Chayrigues de Olmetta, journaliste, écrivain, président d'honneur du syndicat hippique national, pour une émission consacrée aux enjeux géopolitiques contemporains et à la menace que fait peser le mondialisme sur l'équilibre des puissances.




Emmanuel Ratier

Né en 1957, Emmanuel Ratier est diplômé du Centre de formation des journalistes (Paris) et de l'Institut d'études politiques (Paris). Ayant travaillé pour divers hebdomadaires (Le Figaro Magazine, Valeurs Actuelles, Magazine Hebdo), il fut rédacteur en chef de Minute à 26 ans. En 1996, il fonde la revue d'informations confidentielles Faits & Documents. Il a signé une quinzaine de livres d'investigation, en particulier l'Encyclopédie de la politique française (2 tomes), l'Encyclopédie des changements de noms (2 tomes), l'Encyclopédie des pseudonymes (2 tomes), Au Cœur du pouvoir, Les Chrétiens de gauche, ...
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 08 Jan 2014 02:56

« SOUS NOS YEUX »

Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan
par Thierry Meyssan

La mise au jour des liens unissant le Premier ministre, Recep Tayyip Erdoğan, à Al-Qaida bouleverse la politique turque. Non seulement Ankara soutenait très activement le terrorisme en Syrie, mais il le faisait dans le cadre d’une stratégie de l’Otan. Pour Thierry Meyssan, l’affaire montre aussi le caractère factice des groupes armés qui luttent contre l’État et le peuple syriens. C’est la première fois depuis le 11-Septembre qu’un chef de gouvernement de l’Otan est surpris la main dans le sac, en train de travailler personnellement avec Al-Qaida.


RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS | 6 JANVIER 2014

Image
Recep Tayyip Erdoğan et Yasin al-Qadi


Jusqu’à présent, les autorités des États membres de l’Otan affirment que la mouvance jihadiste internationale, qu’elles soutenaient à sa formation, lors de la guerre en Afghanistan contre les Soviétiques (1979), se serait retournée contre elles lors de la libération du Koweït (1991). Elles accusent Al-Qaida d’avoir attaqué les ambassades US au Kenya et en Tanzanie (1998) et d’avoir fomenté les attentats du 11 septembre 2001, mais admettent qu’après la mort officielle d’Oussama Ben Laden (2011), certains éléments jihadistes auraient à nouveau collaboré avec eux en Libye et en Syrie. Toutefois, Washington aurait mit fin à ce rapprochement tactique en décembre 2012.

Or, cette version est démentie par les faits : Al-Qaida a toujours combattu les mêmes ennemis que l’Alliance atlantique, ainsi que le révèle une fois de plus le scandale qui secoue actuellement la Turquie.

On apprend que le « banquier d’Al-Qaida », Yasin al-Qadi —qui était désigné comme tel et recherché par les États-Unis depuis les attentats contre leurs ambassades au Kenya et en Tanzanie (1998)— était un ami personnel à la fois de l’ancien vice-président US Dick Cheney et de l’actuel Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan. On découvre que ce « terroriste » menait grand train de vie et voyageait en avion privé en se moquant des sanctions des Nations Unies à son encontre. Ainsi, a t-il rendu visite au moins quatre fois à M. Erdoğan en 2012, arrivant par le second aéroport d’Istanbul où, les caméras de surveillance ayant été déconnectées, il était accueilli par le chef de la garde du Premier ministre, sans passer par les douanes.

Selon les policiers et magistrats turcs qui ont révélé ces informations et incarcéré les enfants de plusieurs ministres impliqués dans l’affaire, le 17 décembre 2013 —avant d’être dessaisis de l’enquête voire relevés de leurs fonctions par le Premier ministre—, Yasin al-Qadi et Recep Tayyip Erdoğan avaient mis au point un vaste système de détournement de fonds pour financer Al-Qaida en Syrie.

Au moment même où cet incroyable double-jeu était mis en lumière, la gendarmerie turque arrêtait à proximité de la frontière syrienne un camion transportant des armes destinées à Al-Qaida. Parmi les trois personnes interpellées, l’une déclarait convoyer le chargement pour le compte de l’IHH, l’association « humanitaire » des Frères musulmans turcs, tandis qu’une autre affirmait être un agent secret turc en mission. En définitive, le gouverneur interdisait à la police et à la justice de faire leur travail, confirmait que ce transport était une opération secrète du MIT (les services secrets turcs), et ordonnait que la camion et son chargement puissent reprendre la route.

L’enquête montre également que le financement turc d’Al-Qaida utilisait une filière iranienne à la fois pour agir sous couverture en Syrie et pour mener des opérations terroristes en Iran. L’Otan disposait déjà de complicités à Téhéran durant l’opération « Iran-Contras » dans des milieux proches de l’ancien président Rafsandjani, tel le cheikh Rohani, devenu l’actuel président.

Ces faits interviennent alors que l’opposition politique syrienne en exil lance une nouvelle théorie à la veille de la Conférence de Genève 2 : le Front al-Nosra et l’Émirat islamique en Irak et au Levant (ÉIIL) ne seraient que de faux nez des services secrets syriens chargés d’affoler la population pour la rabattre vers le régime. La seule opposition armée serait donc celle de l’Armée syrienne libre (ASL) qui reconnaît son autorité. Il n’y aurait pas de problème de représentativité à la Conférence de paix.

Nous serions donc priés d’oublier tout le bien que la même opposition en exil disait d’Al-Qaida depuis trois ans ainsi que le silence des États membres de l’Otan sur la généralisation du terrorisme en Syrie.

Dès lors, si l’on peut admettre que la plupart des dirigeants de l’Alliance atlantique ignoraient tout du soutien de leur organisation au terrorisme international, on doit aussi admettre que l’Otan est le principal responsable mondial du terrorisme.

Thierry Meyssan
Source
Al-Watan (Syrie)
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar clovis_1er » 09 Jan 2014 12:19

Par la tignasse des cheveux ils rentreront en guerre pour la sauvegarde du peuple d’Israël :roll:

En Russie, vivons Russes. Toute minorité, de n’importe où, si elle veut vivre en Russie, travailler et manger en Russie, doit parler le russe, et doit respecter les lois russes. La Russie n’a pas besoin de minorités. Les minorités ont besoin de la Russie.
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar Hyères-Le-Palyvestre » 29 Jan 2014 20:16

Syrie : L’attaque à l’arme chimique du 21 août 2013 ne provenait pas de Bashar al Assad. Les menteurs doivent s’excuser

articles de IlFatto

Nous savons à présent, cela ne fait plus aucun doute, que la CIA a menti et que le bombardement d’armes chimiques sur la banlieue de Damas le 21 août 2013 a été mené par des mercenaires qui combattent Bashar al-Assad. C’est le MIT (Massachusetts Institute of Technology) qui le confirme dans cette étude exhaustive publiée le 16 janvier. Plus de 1000 victimes seraient tombées, soi-disant. Ils mentaient, mais c’est leur métier. Ce n’était pas une erreur.

Pendant des semaines, tous les journaux papiers ou télévisés, par leurs titres, leurs articles, leurs commentaires, nous ont expliqué que « ce dictateur sanguinaire d’Assad » gazait et massacrait sa propre population. Les preuves ? Aucune. L’essentiel était de reprendre les propos d’Obama.

Aujourd’hui, ces personnes devraient être obligées de démentir, mais ils ne le font pas. On devrait licencier les journalistes menteurs et incompétents (ce seraient bien les seuls licenciements que nous applaudirions). Mais ils ne sont pas licenciés. Les directeurs de ces journaux et de ces télévisions devraient apparaitre en vidéo, en première page, et s’excuser pour leur « erreurs » et leurs horreurs. Mais ils font semblant de ne plus se rappeler de rien.

Pourtant, il ne s’agissait pas d’une mince affaire. Nous sommes passés à deux doigts du bombardement de Damas par les forces américaines et de l’OTAN, pour aller punir le « gazeur ». Eux se taisent, mais cela ne nous empêche pas de leur demander des comptes.

Restons très vigilants : une bande de délinquants (ou d’irresponsables) détient les rènes des principaux canaux d’information en Occident. Nous avons désormais la preuve qu’ils peuvent nous mener à la guerre.

Et nous savons aussi que cela s’est produit à plusieurs reprises. Ils sont armés. Il faut leur retirer les armes du mensonge dont ils disposent.
Par Giulietto Chiesa, le 18 janvier 2014, IlFattoQuotidiano.it

Source:
http://ilfattoquotidiano.fr/syrie-latta ... -sexcuser/

Question de HLP: Quand l'incompétent ( et/ou super-menteur?) ministre du Quai d'Orsay, compte-t-il présenter sa démission, après avoir présenté des excuses
aux familles - si elles sont encore de ce monde - des dizaines de milliers de victimes du conflit qu'il a encouragé?
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar clovis_1er » 29 Jan 2014 21:50

Hyères-Le-Palyvestre a écrit:Syrie : L’attaque à l’arme chimique du 21 août 2013 ne provenait pas de Bashar al Assad. Les menteurs doivent s’excuser

articles de IlFatto

Nous savons à présent, cela ne fait plus aucun doute, que la CIA a menti et que le bombardement d’armes chimiques sur la banlieue de Damas le 21 août 2013 a été mené par des mercenaires qui combattent Bashar al-Assad. C’est le MIT (Massachusetts Institute of Technology) qui le confirme dans cette étude exhaustive publiée le 16 janvier. Plus de 1000 victimes seraient tombées, soi-disant. Ils mentaient, mais c’est leur métier. Ce n’était pas une erreur.

Pendant des semaines, tous les journaux papiers ou télévisés, par leurs titres, leurs articles, leurs commentaires, nous ont expliqué que « ce dictateur sanguinaire d’Assad » gazait et massacrait sa propre population. Les preuves ? Aucune. L’essentiel était de reprendre les propos d’Obama.

Aujourd’hui, ces personnes devraient être obligées de démentir, mais ils ne le font pas. On devrait licencier les journalistes menteurs et incompétents (ce seraient bien les seuls licenciements que nous applaudirions). Mais ils ne sont pas licenciés. Les directeurs de ces journaux et de ces télévisions devraient apparaitre en vidéo, en première page, et s’excuser pour leur « erreurs » et leurs horreurs. Mais ils font semblant de ne plus se rappeler de rien.



beaucoup de gens dans le monde ont dénoncé cette manipulation grossière pour faire tomber Bachar .. dans l'interet d'Israel !!

Fabius devrait s'excuser et donner sa démission !!!
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Re: Faut-il intervenir en Syrie ?

Message non lupar clovis_1er » 29 Jan 2014 21:54

En Russie, vivons Russes. Toute minorité, de n’importe où, si elle veut vivre en Russie, travailler et manger en Russie, doit parler le russe, et doit respecter les lois russes. La Russie n’a pas besoin de minorités. Les minorités ont besoin de la Russie.
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